Category Archives: Tourisme

Que de plus agréable que de voyager! Si on ajoute la bicyclette comme ingrédient à la recette, c’est le bonheur!! Vous trouverez ici des suggestions d’endroits à visiter ou pour passer la nuit. N’hésitez pas à nous faire des suggestions!

20Fév/20

Skier vers le Macoun? C’est maintenant une balade!!!!

Le Mont Macoun ou le Macoun, nommé en l’honneur de John et James Macoun (père et fils, naturalistes qui ont travaillé pour la Commission de géologie du Canada), est une montagne de 883 mètres situé dans le Parc de la Gaspésie. Elle était techniquement accessible en ski mais un peu loin puisque situé à mi-chemin entre le Ernest-Laforce et les Champs-de-Mars, obligeant à faire une traverse ou un aller-retour un peu long en période hivernal et sa période d’éclairage limitée. Certains y accédaient directement de la 299 en utilisant leur volonté et leur courage! En ce début 2020, le Parc de la Gaspésie pour sa nouvelle école de montagne, déneige la route 16 jusqu’au stationnement du Ernest-Laforce. Le secteur est maintenant très facilement accessible!!! Il ne faut pas oublier  de remplir une demande d’accès à l’arrière pays au centre de découvert et de service puisque beaucoup d’endroit dans le parc dont celui-ci ne sont pas dans l’offre régulière.

Petite vidéo amusante du copain JYPY à propos de notre sortie!

En ce dimanche matin, le stationnement est rempli de voitures et le sentier en direction du Ernest est durci par les skieurs et les raquetteurs. Grâce à de l’info de l’ami Jean-Louis, nous quittons  « la trace » pour se diriger en direction du Mont Macoun. Ce que nous savions déjà, c’est que tout ce secteur aurait été ravagé par un incendie en 1957 et est majoritairement très dégagé. Il est facile d’y skier dans la direction désirée en se faufilant entre les bouleaux et les sections peuplés de conifères. À part Jean-Pierre qui, sage met les peaux d’ascensions, Chantal, Marc et moi pourront gravir nos 2 sommets (Macoun et le sans nom officiel officieusement appelé Ti-coun!) simplement grâce aux écailles de nos skis. On ne rencontre pas de difficulté; on utilise la prudence puisque nous sommes en montagne!

Le ciel est très dégagé et la visibilité parfaite; tout est à notre portée visuelle! Ernest-Laforce, Blanche-Lamontagne, Champs de Mars, Olivine, Hogsback, Albert, et j’en oublie! Les descentes sont lentes et sécuritaires, la neige étant abrasive. Le retour se fait doucement en prenant le temps d’apprécier ce que nous voyons et le calme du secteur. On pense déjà à un prochain passage d’exploration! Retour au stationnement après notre boucle de 10 kilomètres. Quel bonheur!!!

Fichier GPX pour votre GPS

05Fév/20

TOURISME: La traversée Inter-Centre des Laurentides (OUCH!)

Crédit photo: Jean-Paul Croteau (zone.ski)

Comme  l’explique très bien Jean-Paul Croteau de Zone.ski, la Traversée de L’Inter-Centre, est un événement sur invitation. Chaque nouveau participant doit être parrainé par un skieur l’ayant déjà réalisé. Comme pour la TDL (Traversée des Laurentides), une randonnée de plusieurs jours encore plus difficile, le parrainage aide à intégrer des nouveaux ayant le potentiel de passer au travers. Pour L’Inter-Centre du samedi 25 janvier 2020, entre 70 et 80 skieurs prenaient le départ avec un objectif maximal de 33 kilomètre et plus de 1300 mètres de dénivelés en passant par les montagnes, Noire, Blanche et Grise dans les municipalités de Lac-Supérieur, Val-Des-Lacs et Saint-Donat dans les Laurentides.  Nous étions les skieurs ayant parcouru la plus grande distance pour participer soit environ 750 km pour moi (Matane) et 650 km pour Chantal (Rimouski)

Comment j’ai vécu ça? Réveil avant 5h du matin, préparation, 1h30 de route, transport de groupe en autobus, ça va vite! Enfin sur les skis, ce sera le plus facile surtout avec cette douce température; erreur! L’ascension de la Noire sur 4 km, nécessitera les peaux pour nous les skieurs sur écailles afin d’éviter de perdre nos bras avant la seconde montagne. Nous ne sommes pas les derniers au sommet ou presque. Normand nous prévient que la descente est super le fun avec beaucoup de virages. Incroyable! J’ai l’impression de skier une piste de Bobsleigh! Ça vire de tous les côtés et il ne reste presque plus de neige vierge pour se ralentir. Les locaux rient, crient et se tapent sur les cuisses en passant du chasse-neige aux virages télémark sur leurs skis étroits à fartage. Je regrette amèrement d’avoir choisi mes longs skis de 1,95 mètres et de ne pas avoir regardé au préalable quel sera le terrain. Je bougonne un peu et me prend 2 bonnes chutes.

L’ascension de la Blanche est un peu plus facile. Elle offre une superbe vue au sommet et sa descente est plus raisonnable même si les cuisses paient sérieusement pour l’effort soutenu.  L’arrêt au refuge du Lac à l’appel permet la recharge des batteries. Il devient clair pour moi que j’opterai pour le côté moins pentu du circuit de la Grise afin d’éviter une autre descente épique, à la frontale cette fois par surcroit. Le choix sera judicieux avec une fin agréable à la noirceur et plus de 7 heures de ski. Ouf!

Ma conclusion? Un bon coup dans les dents pour mon orgueil. J’avais sous estimé le terrain. Je croyais que ce serait assez plat et que les descentes seraient faciles. Pour la forme physique, j’étais conscient que je serais limite, conséquence de mes courtes sorties d’entrainement. Par contre, j’ai été impressionné par le territoire skiable ainsi que son organisation/balisage ET SURTOUT j’ai adoré la camaraderie des amis skieurs rencontrés. WOW!

Et comment ma complice Chantal a trouvé son expérience?

L’Inter-Centre, une aventure humaine hors du commun à plus de 600 km de mon terrain de jeu habituel: une rencontre avec la crème de la crème des skieurs hors piste du Québec! Les infatigables skieurs des Laurentides avalant des km et des km sur leurs skis fartés dans un terrain rendant honneur à tous skieurs expérimentés et surtout un peu casse coup. Pour ma part, je vous dis à la prochaine, et ce sera pour la grande messe des skieurs, la TDL. Cette fois là, j’y serai un peu plus préparé physiquement. Je serai l’infatigable bas-laurentienne sur ces skis avec écailles ! C’est le corps encore tout courbaturé que je vous salue, participants de l’Inter Centre qui ont gravi les trois sommets. Ce fut un privilège de skier à vos côtés (Note : TDL, ne pas confondre avec la TDLG. La TDL s’adresse à des skieurs expérimentés ayant une forme physique remarquable – à moins d’être originaire des Laurentides!)

Des remerciements particuliers à Jean-François et Nadine pour nous avoir héberger le 24 janvier, Normand et Hélène pour nous avoir héberger le 25 janvier, Normand pour son parrainage, Francine, Dominic, Nicolas, et tous les autres amis pour l’accompagnement et le plaisir!

Fichier GPX de notre traversée Inter-Centre 2020

30Jan/20

Les pistes de ski de fond (classique) de l’Igloo à Matane (19km)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Je n’avais pas monté sur mes skis de fond classique depuis quelques années. Je voulais tester le Grip Tape de Start ce matin. J’ai été agréablement surpris par le produit mais aussi par les pistes du Club de ski de fond de Matane (Igloo). Un tour complet c’est 19 kilomètres! Et tout ça en double trace en forêt. Ça va vite des skis de classique? Oh que oui! Nous sommes gâtés par tout ce que peut offrir le secteur de l’Igloo à Matane; ski de fond classique et patin, raquette, ski-raquette, ski hors-piste, fat bike. L’hiver sera encore trop court!!!

Fichier GPX pour votre GPS

17Déc/19

TOURISME: La Vallée Taconique c’est aussi pour le ski de fond hors-piste!

premier arc-en-ciel hivernal

Toujours à la recherche de nouveaux endroits dans notre coin de pays afin de satisfaire notre appétit pour la découverte et le plaisir de pratiquer le ski de fond hors piste, c’est vers la Vallée Taconique que nous avons tourné notre attention pour notre premier séjour en refuge de la saison. Située au Mont-Saint-Pierre en Haute-Gaspésie, la Vallée Taconique est un endroit mythique pour les skieurs hors piste qui dévalent les pistes de la montagne sur un manteau neigeux pouvant atteindre 6 mètres de neige annuellement. Comme lors de notre séjour chez Vertigo Aventures il y a presque 2 ans, nous avons approché les propriétaires, David et Marie-Anne afin d’utiliser le refuge comme tremplin d’exploration pour le ski de fond hors piste en dehors de la saison pour les skieurs de descente . En effet suite au redoux des dernières semaines, pas question d’effectuer des descentes dans les pentes vu l’épaisseur de la neige au sol. Ainsi, les propriétaires et le personnel ont été très heureux de nous permettre la location du confortable et accueillant refuge pour un séjour de 2 nuits et de bénéficier du transport de bagages.

(Photo gracieuseté Vallée Taconique)

Jour 1

Ayant comme plan une sortie par Mont-Louis  le jour 3, nous devons aller stationner un véhicule au stationnement de La vallée des Pins Blancs. Notre départ est un peu plus tardif qu’à l’habitude puisque les quatre expérimentés skieurs de fond hors piste que nous sommes, montons sur nos skis vers 11h; un peu tard pour les 17 kilomètres d’exploration prévus et la noirceur qui arrive vers 16h. Il faut mentionner que le plan ultime était de longer la rivière Branche de l’Est en empruntant un sentier qui a existé jadis et toujours présent sur certaines cartes. Ensuite, sur le plateau après 240 mètres d’ascension en moins de 2 kilomètres, nous prendrions les chemins en passant par les lacs Lemieux et Turcotte. Le plan a changé pendant l’exploration cependant. Avec sagesse, mes 3 amis ont préférés jouer de prudence puisque qu’après avoir débuter l’ascension dans une superbe érablière, le dit sentier ne semblait plus exister et la rivière n’étant pas gelée, nous ne pouvions changer de côté au besoin. Je suis resté sur ma faim mais je ne suis pas toujours le plus sage… Plutôt que revenir sur nos pas et de descendre vers du connu, il nous restait un peu du goût du défi bien présent chez les exploreux. Avec de la chance, une traverse dans la direction opposée pourrait nous diriger directement dans une piste de descente et il serait simple de la gravir avec les peaux! Ça na pas fonctionné non plus! Après du boot pack qui se termine dans un cul de sac (une coulée infranchissable), là nous rebroussons chemin pour de vrai et nous attaquer à la piste officielle qui mène au refuge de la Vallée Taconique; 2 kilomètres d’ascension abrupte très très soutenue qui se termineront à la frontale! Le refuge est superbe, confortable, bien équipé. C’est le parfait camp de base et le complément idéal à une bonne journée de ski qui se termine par une choucroute à la bière et du vino.

Jour 2

Le dodo fut réparateur pour ma part et ce grandement grâce au dévouement de l’ami Daniel qui alimentera le poêle aux heures. L’ami Nelson nous permet de débuter la journée avec des crêpes, du sirop d’érable, des fruits, etc. Le plaisir est autant dans la bouffe que dans la glisse!!! Le projet du jour 2 est de faire une belle grande boucle sur le plateau en longeant la Réserve écologique de Mont St-Pierre puis se diriger vers les lacs Turcotte et Lemieux. Encore une fois, nous nous adapterons puisque notre tracé original comportait une incohérence. Suivre la Réserve écologique est très agréable et on réalise que c’est une partie de ce qui a été appelé dans le passé le Sentier de la Vallée Taconique, un des sentiers créés semble-t-il il y a quelques années. Nous suivrons également des sections d’un autre sentier, celui de l’orignal. Lui, on le connait pour l’avoir pédalé en partie pendant l’été. Comme on s’approche du refuge pour l’heure du dîner, un arrêt pour manger au chaud ne déplait à personne! Notre avant-midi nous aura offert une boucle de près de 10 kilomètres.

Plutôt que d’opter pour la sieste, Chantal, ma complice d’aventure, créatrice de tracé et moi tenterons une boucle autour des lacs Lemieux et Turcotte. On se la bricole « sur le fly » et si on enlève un 200 mètres de « plein bois » ce sera une réussite! Il est incroyable ce terrain de jeux. La portion boisée près des deux lacs est même bucolique. Nous sommes de retour au refuge à 16h45, après une autre boucle de 10 kilomètres encore une fois à la frontale. La fondue, le vino et les belles discussions remplissent une deuxième soirée agréable dans cet environnement tellement ressourçant.

Jour 3

Au réveil nous constatons les dommages de la pluie tombée durant la nuit. Heureusement, la vue d’un arc-en-ciel au coeur de la vallée du Mont-Saint-Pierre nous réconcilie avec ce constat.  La neige étant gorgée d’eau, les conditions de glisse risquent d’être aléatoires. Daniel et Nelson sont catégoriques pour l’emploi du plan B soit de descendre par le court sentier de la montée vers le refuge même s’ils pourraient devoir enlever les skis. Chantal et moi ne voulons pas déroger du plan A, à moins de devoir revenir sur nos pas par manque de neige; nous sortirons par la vallée de Mont-Louis. Dès nos premières poussées de bâtons sous le soleil et une température printanière, il est clair que nos skis se déplacent aisément; la grip est bonne et la glisse acceptable. Nous suivons le « Sentier de l’orignal » sur plusieurs kilomètres en passant encore une fois par les lacs Lemieux et Turcotte. Plutôt que continuer vers le sud en direction de la Réserve Chic-chocs, nous bifurquons vers l’est pour la frôler et monter sur la route de la rivière de Mont-Louis Ouest en direction du fleuve. On traverse le pont, montons un peu et débutons la descente du chemin « Camp 4 » avec appréhension. Ce chemin n’est pas très large, la pente assez soutenue et la marge de manoeuvre inexistante d’un côté l’escarpement rocheux de la montagne et de l’autre un précipice dans lequel coule la rivière du Mont-Louis Ouest. Par chance, la glisse est médiocre. Impossible d’enchaîner 2 virages sans risquer l’arrêt en pleine pente! Une section est même libérée de sa neige nous obligeant à déchausser nos skis. Arrivés au pied de la côte, la traversée du pont est même amusante et demande un certain équilibre.

Nous poursuivons en espérant le dernier refuge des sentiers de La vallée des Pins Blancs pour déguster notre sandwich. La température est tellement agréable que nous « chillons » dehors plutôt qu’à l’intérieur. Les derniers 5 kilomètres paraissent un peu long malgré la beauté du secteur. Après 20 kilomètres, nous sommes de retour à notre véhicule, immobile dans le stationnement glacé. Les dommages de la pluie de la nuit sont beaucoup plus visible au niveau de la mer. Mission accomplie! Nous avons déjà envie à un prochain séjour à la Vallée Taconique de Mont St-Pierre.

Nous remercions David et Marie-Anne, propriétaires de la Vallée Taconique de nous avoir donné cette opportunité et Robert, le motoneigiste pour le transport des bagages.

CLIQUEZ sur les photos pour visualiser en grandeur réelle.

08Déc/19

TOURISME: Le tour du Lac Chic-Chocs (ZEC BSL) en ski hors-piste – 5km

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La ZEC du Bas-St-Laurent ayant récemment annoncé l’offre d’un chalet en location près du lac Chic-Chocs pour l’hiver 2019-2020, notre intérêt pour y retourner s’est activé. L’an passé, nous avions exploré à quelques reprises le secteur du belvédère du Lac Dépôt et le sentier de randonnée proposé par la ZEC, ceinturant le lac Chic-Chocs avait piqué notre curiosité. Une boucle de 5 kilomètres serait parfaite pour 4 amis skieurs qui veulent se couler un petit dimanche tranquille en pleine nature.

Nous avons stationné l’auto sur le chemin du Lac Chicdos , près du stationnement  aménagé pour la pêche blanche. Nous avons chaussé les skis et à moins de 200 mètres, nous avons accédé au sentier du Lac Chic-Chocs, près du camping rustique, à l’aide de la signalisation. Cette première moitié de parcours du côté nord du lac jusqu’au croisement du ruisseau provenant du Lac Corinne nous surprend par son bon état; un nettoyage  et un balisage semble avoir été fait récemment et on y avance sans difficulté.  La construction d’un superbe chalet et de 2 yourtes y est surement pour quelque chose !  La portion sud du parcours est à l’occasion un peu plus rock and roll. Le balisage est plus dispersé si ce n’est  de la présence de rubans aux couleurs changeantes. Les quelques arbres tombés nous forcent à changer de cap et réajuster le tir et le manque de neige en ce début de saison nous surprend lors de passage de cours d’eau et d’affleurement rocheux.

Tout au long du parcours nous sommes entourés d’une forêt riche et diversifié  composée de majestueux érables, bouleaux jaunes, cèdres . Des points de vue  aménagés nous permettent d’admirer le lac à plusieurs endroits le long du sentier.  Ce fut une magnifique randonnée en ski hors piste en très bonne compagnie et ce à moins de 30 minutes de Rimouski. Bravo à l’équipe de la ZEC pour avoir donné un deuxième souffle à cette boucle et de mettre en valeur la nature par votre nouvelle offre d’hébergement.

Pour vous rendre à la ZEC du Bas-Saint-Laurent à partir de Rimouski : Empruntez la route 232 puis au croisement de la 234, continuer tout droit sur la route de la réserve Rimouski.

NOTE: Il y a des frais quotidien (12$ par véhicule en 2019) à acquitter en ligne ou au dépanneur Esso de Mont-Lebel.

Fichier GPX pour votre GPS

05Sep/19

Parcours: Le Tour des Vallières-de-Saint-Réal à vélo, finalement!!! – 23km

Ma redécouverte des Vallières-de-Saint-Réal  à vélo il y a 2 ans m’avait laissé sur mon appétit. Même d’y retourner en ski n’a fait qu’entretenir le feu!  Peu de temps disponible pendant cet été 2019 risquait de couper court à l’envie. En ce 1er septembre, dernière journée de liberté avant l’ouverture de la chasse, ce sera la totale!!!  Merci aux copains Marie, Céline, André et Éric pour l’accompagnement et les heures de plaisir!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Comme je le disais il y a 2 ans, l’intérêt principal de cette balade est la vue imprenable que l’on a sur un grand nombre de sommets, en plus des superbes Vallières-de-Saint-Réal; Blanche Lamontagne,  Champ de Mars, Hog’s Back, le petit Mont-Sainte-Anne, le McWhirter, le lointain plateau du Mont-Albert et j’en oubli. Culminant à 900 mètres, la longue ascension douce  peu technique lorsque fait dans le sens horaire, est rocailleuse que sur quelques centaines de mètres. Elle se transformera en descente facile et grisante; chacun va à son rythme. Une portion du chemin du retour près du ruisseau ressemble à un fond de rivière; c’est un peu technique mais tellement amusant! Une belle balade pas trop longue avec des points de vue grandiose, navigable sans assistance raisonnablement mais plus facile avec le fichier GPX ou accompagné d’habitués!

Il est recommandé de se stationner au Mont Lyall, à une centaine de mètres du début du sentier (pas le même que le sentier des sommets).

Fichier GPX pour votre GPS

29Août/19

Parcours: Boucle MTB Lac Matane – Mont-Pointu et retour (47km)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le Lac Matane sur la Réserve Matane impressionne par sa beauté et son caractère imprévisible. Depuis plus de 10 ans, la façon officielle d’en faire le tour est de prendre la route qui gravit la Montagne Valcourt. Par contre, si on se souvient, il y avait une route qui le longeait sur toute sa longueur. Elle a été fermé suite à un triste accident de voiture. Il est encore possible en 2019 de l’emprunter à vélo. La nature travaille activement à y reprendre ses droits mais avec un minimum d’entretien, elle pourrait devenir une belle opportunité de parcours cyclable sur la Réserve Matane. Je dis ça comme ça… C’est un secteur superbe!!! On longe le lac Matane puis on croise les lacs Leclerc, Lebreux et de la Tête.

Après un court passage sur la route 44, on s’engage sur la 44. Cette dernière nous donnera des points de vue panoramiques sur les monts Blanc, Craggy et Pointu. Elle nous permettra de gravir une section de ce dernier. Ce sera la portion la plus exigeante du circuit. Nous poussons un petit aller-retour vers le lac du Gros Ruisseau, difficile d’approche à moins de vouloir s’enfoncer dans une casi tourbière sur le sentier du SIA. Une descente épique nous permettra en plus du plaisir grisant de la vitesse de voir l’autre côté du Mont Blanc. Le retour sur la route 1 sera facile et même en période estivale, très tranquille. La pose obligatoire devant le lac Matane cloturera ses quelques heures de bonheur cycliste. Quelle belle boucle!!!!

Fichier GPX pour votre GPS

01Août/19

Exploration de la vallée glaciaire de la Rivière de Mont-Louis en bikepacking !

Texte : Chantal Quintin

Afin de poursuivre notre exploration de  l’ensemble des vallées de la Haute-Gaspésie en bikepacking débutée en 2017 : Manche d’Épée/Gros-Morne en 2018, Rivière-à-Claude/Marsoui en 2017, Cap-Chat/Nouvelle en 2017, celle de la Rivière de Mont-Louis faisait partie de notre liste. Une boucle prévue de 36 km répartie sur deux jours nous laissant ainsi une marge de manœuvre pour explorer ce vaste territoire.

La première journée débute sur le chemin de l’Église dans le village de Saint-Maxime-du-Mont-Louis. Ce chemin longe la rivière du Mont-Louis, puis sa branche ouest, de son embouchure à sa source qui est le lac Mont-Louis situé dans la réserve faunique des Chics-Chocs. Avant l’ascension sur le plateau, nous empruntons les sentiers de la vallée des Pins blancs, sentiers aménagés pour le ski de fond et la randonnée avec la présence de refuge, belvédère d’observation et d’accès à la rivière, gracieuseté de l’Association Chasse et Pêche Mont-Louis.

Le temps est très chaud et humide, 30°C au thermomètre. Les accès à la rivière nous permettent de nous rafraichir dans les eaux typiquement glaciales des rivières gaspésiennes. Après une dizaine de kilomètres, une ascension « gaspésienne » nous attend. Nous croisons une personne en pickup qui nous trouve un peu fou ! Le lac du Mont-Louis arrive à point pour une petite saucette. C’est l’endroit où nous camperons pour la nuit avec une vue au loin sur le mont-Jacques-Cartier et la compagnie d’un couple de huards et des nombreux frappe-à-bord!

La deuxième journée débute avec un café sous un soleil radieux et l’absence de mouches à chevreuil (vivement le vent). Nous quittons notre site de camping et faisons un petit détour de l’autre côté du lac pour jeter un coup d’œil aux chalets qu’offre la SEPAQ; c’est beau mais pas de toilettes extérieures.  Au retour, nous préférons improviser et emprunter les chemins forestiers de la réserve qui nous permettront de rejoindre notre parcours initial. Le GPS est indispensable avec la quantité de chemin au kilomètre carré ! Sur notre route nous croisons une pancarte : sentier de l’orignal. Ce chemin de VTT est plus invitant que le chemin forestier, nous décidons de le suivre. Nous croisons sur notre route trois personnes en vélo de montagne qui connaissent bien le secteur ! Ils nous informent que le sentier de l’orignal permet de rejoindre la crête du côté est de la vallée du Mont-Saint-Pierre et son sommet ainsi que la vallée taconique, reconnue pour le ski hors-piste. Après une pause diner et saucette au Lac Turcotte, nous roulons plusieurs kilomètres sur le plateau, puis arrivons sur le sommet du Mont-Saint-Pierre où nous avons la chance d’assister à un spectacle de haute voltige de parapente et de deltaplane dans le cadre du festival du vol libre.

Plus que 8 km de notre voiture, située au niveau de la mer et nous sommes toujours à 400 mètres d’altitude. Nous empruntons le SIA puis le sentier de VTT pour la descente épique de la crête ouest de la vallée du Mont-Louis avec des points de vue magnifiques.  Une dernière baignade à l’embouchure de la rivière marquera la fin de notre aventure en vélo.

La position de la Haute-Gaspésie entre mer et montagne et son paysage unique de vallées glaciaires place cette région parmi celles qui offrent le plus grand potentiel pour le bikepacking. Notre aventure dans la vallée de la Rivière du Mont-Louis, témoigne de ce fort potentiel. Prochaine destination la vallée du Mont-Saint-Pierre, Rivière Madeleine ou Grande-Vallée ?

Pour vous inspirer dans vos prochaines aventures en Haute-Gaspésie voici le tracé GPS, une boucle de près de 60 km…. finalement 😊

Jour 1: Fichier GPX pour votre GPS

Jour 2: Fichier GPX pour votre GPS

18Juin/19

TOURISME: Mouches et pluie explosent le plan!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

« Moi, je sors du bois! » furent mes dernières paroles dans la Réserve Duchénier le 15 juin 2019! Notre dernière aventure avec dodo en camping et la première de 2019 remontait au 25 avril. Nous en rêvions et la présence de maringoins en pleine ville de Rimouski ne pouvait faire annuler notre plan; pas plus que la pluie prévue! Chantal nous avait bricolé un trajet en collant divers secteurs connus (ski et/ou vélo) mais jamais roulé au même moment. Parcours d’environ 70 km avec un campement potentiel vers 35-40 km. L’objectif est raisonnable.

En moins d’une minute à notre arrivée au Village des sources, notre point de départ, les moustiques nous assaillent. le chargement des montures est pénible. Ce sera mieux en roulant! Effectivement, en pédalant, nous sommes vraiment bien; la température est agréable, si ce n’est un peu humide. La pose sandwich en bordure du Canyon des portes de l’enfer est comme à l’habitude, amusante.  La petite brise produite par la chute nous débarrasse des assaillants. Un chemin découvert à ski l’hiver passé nous permet de rejoindre rapidement la Réserve Duchénier. Nous y pédalons en direction de St-Guy puis nous dirigeons vers le secteur de St-Valérien. Les pausent ne peuvent être longues puisque les moustiques (de toutes sortes) ne nous offrent pas de répit. Vers 16h, on débute notre recherche  de campement. L’idéal serait un endroit très venteux. Un passage étroit entre deux îlots du Lac des Baies pourrait nous offrir la tranquilité nécessaire mais n’offre pas l’espace pour la tente. On devrait monter celle-ci en forêt. Il est tôt, la pluie arrête et recommence à tout moment. Cette option veut dire s’enfermer très tôt à l’intérieur, passer la soirée à éradiquer les bibites entrées avec nous, cuisiner le déjeuner dans le vestibule et partir en catastrophe au matin. TRÈS PEU POUR MOI! Ce n’est pas ça une journée de congé! On va continuer et si rien ne se présente, un motel par exemple, on roulera jusqu’à la maison.

Nous continuons sur le trajet prévu. Il nous emmènerait vers la Montagne Ronde, que nous connaissons. Au moment de prendre le chemin du même nom, nous préférons poursuivre vers St-Valérien; on descend, ce sera plus facile. L’idée de monter vers cette montagne puis descendre dans le canyon de la rivière Rimouski pour ensuite remonter ne nous plait pas beaucoup. C’est énorme comme plan après 17h! Ce que l’on ne réalise pas, c’est que nous en sommes déjà à 50 kilomètres parcourus et qu’ils s’additionneront sans cesse. La route Centrale nous emmènera au Rand 6, sur lequel on passe droit par erreur pour revenir sur la route Gendreau, la route Gosselin, le 4e Rang et un retour à Rimouski par le Chemin Lausanne (autre erreur de direction momentanée).

La journée se terminera avec 91 kilomètres dans les jambes. Ce sera ma plus longue randonnée de FAT bike et la plus longue randonnée de vélo pour Chantal.  En bonus, on dormira dans un lit moelleux et pas de mouches! Nous sommes déçus de ne pas avoir dormi en forêt parcontre…

23Mai/19

TOURISME: Même 75nm de couple n’ont pas suffi!!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La Réserve Faunique de Matane en plus d’être un paradis du ski hors-piste, est aussi un paradis pour le vélo d’exploration. En ce 18 mai 2019, avec un printemps un peu tardif, mon ami Nelson et moi avons planifié une balade à partir du Chalet no 3 qui longerait la Rivière à la truite et ensuite monterait pour revenir par un autre chemin. Les machines? Ce sera nos FAT bike dont un Moustache Wild 26 à assistance électrique. C’est le plan.

La dizaine de kilomètres de la route de la Réserve qui emmène près du Chalet no 3 est bien dégagée et en bonne condition. Plus on approche de notre destination et plus l’intermittence des gouttelettes de pluie est courte. Roulerons nous sous la douche? Le temps de se préparer à  notre départ près du bâtiment de service de la Sepaq et la pluie cesse. Le chemin est détrempé et nous réglons la crainte de se mouillé en quelques tours de roues; nous serons sales! Nous avons longé à plusieurs reprise la Rivière à la truite en ski mais c’est une première pour moi en vélo. Elle est aussi belle en été! Le chemin ne sera plus entretenu on dirait puisque l’on croise 2 pancartes « Chemin fermé » qui encadre une section ou la rivière ronge doucement la falaise. Ça passe encore à vélo et ça passera encore pour un bon moment en ski.

Nous sommes sur le plat jusqu’au chalet 23, ouvert seulement en période de chasse. On poursuit dans la même direction mais tout doucement apparaissent des sections de neige qui nous forcent à descendre de nos machines. On doute mais les portions roulantes nous aident à garder l’espoir. Nous atteignons la montée qui devrait nous permettre  de connecter avec un chemin principal pour le retour. Ça monte soutenu sur plus d’un kilomètre sur un fond dégagé; le Moustache fait entendre son « bzzzzzz » léger en mode éco. De mon côté, la respiration est difficile mais acceptable. On rencontre de nouvelles plaques de neige et on doit descendre des montures et pousser. On fait quoi? On avance. Rien de plus plate que de reculer. Au sommet, le temps de déguster notre dîner à une intersection, l’espoir est toujours là!

On repart. Par le chemin prévu, on se frappe à une épaisseur de neige qui même aidé par le moteur Bosch CX et ses 75nm de couple nous empêche d’avancer. On reviens sur nos pas pour tenter un détour. Encore une fois , il faudrait risquer de pousser les machines sur plusieurs kilomètres dans la neige aux genoux. C’est froid pour le mollet!!! Nous rebroussons chemin. La descente est plus rapide; le momentum est l’ami du fat bike, ça passe presque toujours! La déception n’est pas grande. C’est superbe et on perd le compte des perdrix que nous devons presque pousser du sentier. Nous ne perdrons pas le compte du seul ours rencontré; il n’est pas très gros, il décampe mais nous rend nerveux puisque on doit passer entre la rivière et sa potentielle position sur le talus.

Retour à la voiture très satisfait après presque 34 kilomètres en bordure de la Rivière à la truite.

Fichier GPX pour votre GPS