Category Archives: Parcours Bikepacking

19Sep/19

Tourisme: Autre boucle de bikepacking vers le Mont Jacques-Cartier via Rivière-à-Claude

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Les vallées de la Haute-Gaspésie ne cessent de nous inspirer des aventures; les possibilités sont infinies! Chaque exploration nous en suggérant de nouvelles. Le secteur entre la vallée de la Rivière-à-Claude et celle de Mont St-Pierre, nous titillait encore une fois. Il y a 2 ans, nous avions accédé au Camping du Mont Jacques-Cartier via la route Castonguay et un retour via la vallée de Marsoui avec l’ami Taavi. À l‘hiver 2018-2019, nous avions dormi au refuge des Cabourons  sur le SIA et exploré à ski en direction du  Mont Jacques-Cartier. Maintenant, pourrait-on se créer 2 nouveaux parcours assez distinct à l’aide de tout ça?

Chantal, comme à son habitude, nous a bricolé des tracés, à partir du connu par nous, de sentiers de VTT et d’images satellitaires. En pratique, encore une fois, ce sera un succès!

Jour 1 (29km): Nous avons lancé notre aventure au bout de la route Auclair, en demandant la permission de stationner à M. Auclair, arrière petit-fils du premier du même nom à habiter l’endroit. Les vélos chargés de leurs sacs Revelate Designs, nous nous engageons sur le Chemin de la Traverse puis sur la route Castonguay. Après quelques kilomètres, nous quittons la vallée de la Rivière à Claude pour s’attaquer à la coulée des Cabourons; ça monte de façon soutenue sur près de 5 kilomètres pour un gain d’altitude de plus de 400 mètres. C’est clairement la section la plus difficile physiquement. La petite pause sandwich près du lac des Cabourons nous redonnera un peu de vigueur avant de se rendre au refuge du même nom. Il est offert en location par le SIA aux randonneurs; superbe et confortable.  C’est un aussi un camp de base intéressant pour les explorateurs à ski et à vélo. Une personne s’y reposait à notre passage. La suite de notre périple se poursuit sur le SIA (Sentier International des Appalaches) en direction du Mont Jacques-Cartier. Le tracé GPX donne la bonne marche à suivre soit de revenir sur nos pas pour quelques centaines de mètres et de s’engager sur le chemin carrossable sur lequel monte le SIA. Nous, pour se donner un peu de difficulté, nous avons poussé les vélos près de la toilette et sommes montés vers le chemin; à éviter!  La vue sur la vallée de Mont St-Pierre pour quelques kilomètres est très agréable. On s’engage dans un sentier simple trace à la croisée de la frontière avec la Réserve faunique des Chic-chocs; le plus joli du périple! Pour ne pas se retrouver sur le SIA en territoire du Parc de la Gaspésie (ce serait illégal de pédaler là) nous traversons la rivière de Mont St-Pierre (elle est froide!) et montons sur la route no 2 qui nous conduira sur la route no 20 en quelques kilomètres ascendants pour une arrivée au camping du Mont Jacques-Cartier vers 17h. L’accueil est fermé, il y a au maximum 5 sites utilisés donc beaucoup de places libres et Mauricio de la Sepaq nous facilitera la vie en nous apportant du bois pour le feu chasse moustiques (encore!!). La douche chaude, le vino et le souper terminent la journée en beauté.

Jour 2 (44km): Après une nuit paisible et  un déjeuner copieux, nous reprenons le chemin inverse; Route no 20, route no 2, traversée de la rivière, SIA en simple trace puis chemin VTT – 4X4 jusqu’au secteur du refuge des Cabourons. Nous demeurons ensuite sur le SIA mais direction Mont St-Pierre question d’agrandir la boucle. Ça se passera en chemin VTT – 4X4 et là on se sent en territoire de chasse à l’orignal; pas de problème elle n’est ouverte que dans les réserves présentement. Le même secteur à ski l’hiver dernier nous avait fourni de beaux points de vue mais à vélo, ce n’est pas le cas. On dépasse un marcheur qui veut éviter la pluie et se punira de 35 kilomètres de marche dans sa journée. La descente entamée depuis un moment nous fait déboucher sur un sentier officiel de VTT qui longe la vallée de Mont St-Pierre; nous sommes gâtés en panorama grandiose! Nous poursuivons sur ce même sentier de VTT direction Ouest et jouons les touristes en nous rendant à chacun des points de vue suggéré. Nous ne serons pas déçu puisqu’en prime, nous pourrons observer un beau petit buck! La descente vers Rivière-à-Claude est épique avec ses 400 mètres de dénivelé en 4 kilomètres de sentier. Une première pour moi, mon vélo sentait le frein chauffé et je ne suis pas celui qui use le plus ses plaquettes habituellement. Encore une belle balade!!

Jour 1: Fichier GPX pour votre GPS

Jour 2: Fichier GPX pour votre GPS

01Août/19

Exploration de la vallée glaciaire de la Rivière de Mont-Louis en bikepacking !

Texte : Chantal Quintin

Afin de poursuivre notre exploration de  l’ensemble des vallées de la Haute-Gaspésie en bikepacking débutée en 2017 : Manche d’Épée/Gros-Morne en 2018, Rivière-à-Claude/Marsoui en 2017, Cap-Chat/Nouvelle en 2017, celle de la Rivière de Mont-Louis faisait partie de notre liste. Une boucle prévue de 36 km répartie sur deux jours nous laissant ainsi une marge de manœuvre pour explorer ce vaste territoire.

La première journée débute sur le chemin de l’Église dans le village de Saint-Maxime-du-Mont-Louis. Ce chemin longe la rivière du Mont-Louis, puis sa branche ouest, de son embouchure à sa source qui est le lac Mont-Louis situé dans la réserve faunique des Chics-Chocs. Avant l’ascension sur le plateau, nous empruntons les sentiers de la vallée des Pins blancs, sentiers aménagés pour le ski de fond et la randonnée avec la présence de refuge, belvédère d’observation et d’accès à la rivière, gracieuseté de l’Association Chasse et Pêche Mont-Louis.

Le temps est très chaud et humide, 30°C au thermomètre. Les accès à la rivière nous permettent de nous rafraichir dans les eaux typiquement glaciales des rivières gaspésiennes. Après une dizaine de kilomètres, une ascension « gaspésienne » nous attend. Nous croisons une personne en pickup qui nous trouve un peu fou ! Le lac du Mont-Louis arrive à point pour une petite saucette. C’est l’endroit où nous camperons pour la nuit avec une vue au loin sur le mont-Jacques-Cartier et la compagnie d’un couple de huards et des nombreux frappe-à-bord!

La deuxième journée débute avec un café sous un soleil radieux et l’absence de mouches à chevreuil (vivement le vent). Nous quittons notre site de camping et faisons un petit détour de l’autre côté du lac pour jeter un coup d’œil aux chalets qu’offre la SEPAQ; c’est beau mais pas de toilettes extérieures.  Au retour, nous préférons improviser et emprunter les chemins forestiers de la réserve qui nous permettront de rejoindre notre parcours initial. Le GPS est indispensable avec la quantité de chemin au kilomètre carré ! Sur notre route nous croisons une pancarte : sentier de l’orignal. Ce chemin de VTT est plus invitant que le chemin forestier, nous décidons de le suivre. Nous croisons sur notre route trois personnes en vélo de montagne qui connaissent bien le secteur ! Ils nous informent que le sentier de l’orignal permet de rejoindre la crête du côté est de la vallée du Mont-Saint-Pierre et son sommet ainsi que la vallée taconique, reconnue pour le ski hors-piste. Après une pause diner et saucette au Lac Turcotte, nous roulons plusieurs kilomètres sur le plateau, puis arrivons sur le sommet du Mont-Saint-Pierre où nous avons la chance d’assister à un spectacle de haute voltige de parapente et de deltaplane dans le cadre du festival du vol libre.

Plus que 8 km de notre voiture, située au niveau de la mer et nous sommes toujours à 400 mètres d’altitude. Nous empruntons le SIA puis le sentier de VTT pour la descente épique de la crête ouest de la vallée du Mont-Louis avec des points de vue magnifiques.  Une dernière baignade à l’embouchure de la rivière marquera la fin de notre aventure en vélo.

La position de la Haute-Gaspésie entre mer et montagne et son paysage unique de vallées glaciaires place cette région parmi celles qui offrent le plus grand potentiel pour le bikepacking. Notre aventure dans la vallée de la Rivière du Mont-Louis, témoigne de ce fort potentiel. Prochaine destination la vallée du Mont-Saint-Pierre, Rivière Madeleine ou Grande-Vallée ?

Pour vous inspirer dans vos prochaines aventures en Haute-Gaspésie voici le tracé GPS, une boucle de près de 60 km…. finalement 😊

Jour 1: Fichier GPX pour votre GPS

Jour 2: Fichier GPX pour votre GPS

13Août/18

Bikepacking: Gros-Morne en bikepacking…à la prochaine !

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Texte: Chantal Quintin

4e sortie de bikepacking de l’été ! Quoi de mieux que d’explorer les vallées de la Haute-Gaspésie. L’année dernière, une boucle par les vallées de Marsoui et de Rivière à Claude nous avait grandement impressionnée. Ayant en tête cette aventure nous nous lançons cette fois ci vers les vallées de Manche d’Épée et de Gros-Morne (à ne pas confondre avec le Gros Morne de Terre-Neuve). Manche d’Épée est reconnue pour sa réserve écologique de 573 ha. Quant à Gros-Morne, Guy et moi n’avions aucune idée sur ce qu’elle pouvait nous réserver. Pour notre boucle, je trace sur un fond de carte ce qui est pour moi une valeur sûre, un chemin longeant chacune des vallées. Cette valeur sûre fut toutefois remise en question et ce dès la première journée de notre aventure !

Jour  1- Manche d’Épée vers le Lac au Diable

Premier objectif, la vallée de Manche d’Épée, jusqu’au Lac au Diable et possiblement campement le long de la Rivière-Madeleine. Les premiers kilomètres sont magnifiques et faciles à rouler, jusqu’à ce que nous atteignions une signalisation indiquant pont fermé !!! Nous continuons malgré tout (nous avons déjà rencontré des embuches qui nous apparaissaient pire que celle-ci: notamment des barrages de castor). À l’endroit du pont il y a longtemps disparu, la traversée de la rivière n’est pas problématique. Il n’y a qu’un mince filet d’eau dans le lit de la rivière. C’est toutefois le talus que nous devons franchir pour continuer notre chemin qui est plutôt imposant. La force légendaire de Guy se confirme. Il réussit à monter nos vélos chargés sur un talus instable (avec quelques sacres !). C’est à partir de ce point que la suite de notre parcours se complique. La présence d’herbe au genou et même parfois à la taille, le ravinement du sentier engendré par un régime torrentiel des cours d’eau nous amène à pousser les vélos sur plusieurs kilomètres. Arrivée au premier lac, nous apercevons un chalet et heureusement pour nous il y a présence de vie humaine  . Le propriétaire nous informe que le chemin que nous voulons emprunter n’est plus praticable et ce depuis un bon moment ! Il nous conseille de suivre le chemin des éoliennes. Nous remontons sur nos vélos, avec en prime une vue sur les montagnes et les éoliennes. Nous nous rendons sans problème au Lac au Diable, une destination de villégiature connue par la pourvoirie du Camp de la Haute Madeleine. Malheureusement, la présence de nombreux chalets privés rend difficile son accès. Nous pouvons tout de même constater, comme le gardien le mentionnait que son eau est froide et turquoise. Nous continuons notre route vers la ZEC de la Rivière-Madeleine. Cette destination sera la dernière de notre journée. Nous trouvons un endroit magnifique pour passer la nuit le long de la rivière. La température de l’eau est parfaite pour la baignade et nous avons droit à un spectacle d’étoiles filantes (les perséides)!

Jour 2 – Gros-Morne suivi par Manche d’Épée pour retourner à l’endroit où nous avions laissé le véhicule.

La montée de la Rivière-Madeleine vers la route de l’Anse-Pleureuse menant à Murdochville est sportive. Heureusement les chemins improvisés que nous empruntons sont en très bonnes conditions. Nous avons décidé d’opter de rouler sur des chemins forestiers au lieu de suivre mon tracé afin de ne pas revivre notre première journée. Je retrouve ainsi le sourire de Guy lors d’une superbe descente sur près de 10 km dans la vallée de Gros-Morne. À la mi descente je me rends compte que j’ai perdu mon GPS !  Nous effectuons le chemin inverse mais Guy monte en flèche et fait quelques kilomètres de plus  que moi pour retrouver  le GPS, FIOU !

Gros-Morne est notre coup de cœur de l’aventure et ce pas seulement pour la descente. Cette vallée nous offre des points de vue magnifiques sur les montagnes avec un passage de quelques kilomètres dans une érablière. Ce secteur nous donne du courage pour la dernière étape de notre journée la montée entre Gros-Morne et Manche d’Épée par le chemin du SIA sous un soleil de plomb où nous suons notre vie.
Ces deux journées en bikepacking furent remplies de surprises. La vallée du Gros-Morne est notre plus grande surprise de par sa qualité de sentiers et sa diversité de paysages. Nous avons également été surpris de la quantité de chemins que nous avions croisés. Ceux-ci nous réservent sans aucun doute d’autres belles surprises. Toutefois la connaissance du territoire est un incontournable. Ainsi Gros-Morne et l’arrière-pays de la Haute Gaspésie, à la prochaine fois !

NOTE: Il serait beaucoup plus aisé d’atteindre le Lac au Diable via Le chemin du lac au Diable, accès via la 132 à mi-chemin entre Manche d’Épée et Madeleine  plutôt que de monter dans la vallée de la rivière de Manche d’Épée.

Tracés GPX pour votre GPS

Jour 1

Jour 2