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16Avr/17

Nous sommes FIDEL!

Je suis fier d’annoncer que Vélo Spécialité s’est joint aux entrepreneurs de la Matanie membre de FIDEL (Fonds d’innovation et de développement économique local de la Matanie). C’est humblement un effort monétaire important pour ma micro entreprise. Par contre, dans un esprit de responsabilisation et de mobilisation du milieu ainsi que du respect de mes valeurs personnelles, je devais faire partie du mouvement.  J’ai choisi de revenir  vivre à Matane à un moment ou je pouvais m’installer dans la région de mon choix. L’opportunité d’affaire qui se présentait à moi me permet de m’impliquer pour un retour à un climat économique optimiste dans la région. Nous vivons dans le plus beau coin de la planète et nous avons toutes les ressources pour nous prendre en main et rayonner.

ALLONS DE L’AVANT!!!

03Mar/17

Voyage: À 100 mètres du sommet (Mont Jacques Cartier) !

Visionnez le diaporama au bas de l’article

Ma complice d’aventures Chantal Quintin et moi, sommes sur une lancée d’atteinte de sommets gaspésiens à ski en cet hiver 2017. Après le Mont Logan (1150), le Pic du Brulé (790m) et le Pic de l’Aube (920m), nous avons jeté notre dévolu sur le Mont Jacques Cartier (1270m) du secteur des monts McGerrigle, rarement foulé par des pieds de skieurs. Il n’est en fait pas suggéré officiellement dans les sentiers hivernaux de la Sepaq. Je dois mentionner que la veille du départ, j’ai reçu un document de la Sepaq confirmant notre réservation de refuge et sur lequel apparaissait une carte montrant un tracé atteignant le sommet. Ce sera notre laissé-passé légal au besoin.

Le plan original, puisque nous aimons bien adapter à la météo et à notre inspiration, était le suivant:

  • Jour 1 (26 février 2017): Départ du Centre de découverte du Parc de la Gaspésie direction Lac aux Américains, passage par le refuge Le Roselin et montée vers le refuge des Mines Madeleine (780m) pour une total de 20,5km.
  • Jour 2 (27 février 2017): Refuge des Mines Madeleine et ascension du Mont Jacques Cartier puis retour au refuge (17,4km) avant d’amorcer la descente vers le Centre de découverte (12km)

Les jours précédents notre aventure, la météo n’augurait rien de favorable à l’atteinte de notre objectif avec quelques jours de pluie qui devraient se transformer en neige avec de forts vents. Pour bien des raisons, dont les obligations de travail et la disponibilité du refuge des Mines Madeleine, il n’était pas question d’annuler ou de repousser. Le plan sera.

Jour 1:

Comme prévu, nous sommes au Centre de découverte du Parc de la Gaspésie vers 8h45 afin de déposer notre boîte de vivres et de matériels pour le transport par motoneige vers le refuge des Mines; pourquoi ne pas se faciliter un peu la vie! Il fait 2 Celsius et il pleut légèrement. Ce seront les conditions avec lesquelles nous amorcerons notre journée de ski sur le sentier qui mène au Lac aux Américains (671m). La grimpe vers le lac n’a rien d’exceptionnelle si ce n’est que la quantité impressionnante d’excréments d’orignaux dans la piste. On prend une petite pause au refuge du lac pour diner. J’en profite pour allumer le poêle, un peu pour nous mais surtout dans l’optique du passage de notre ami Denis Bernier qui revient lui en sens inverse au même moment.

On se remet en marche vers 12h15 en passant par le refuge Le Roselin sur le sentier hivernal qui mène aux Mines Madeleine. Les conditions de glisse plutôt printanières changent; la neige mouillée ne porte pas ou gèle dans les traces laissées par d’autres skieurs en matinée. Ce sera plutôt pénible; un pas à la fois sera le mot d’ordre. Il n’y a même pas de plaisir à avoir dans les descentes puisque je dois utiliser les peaux d’ascension pour ouvrir la voie dans les montées. On garde tout de même le sourire! Heureusement, l’approche du bassin de rétention de la vieilles mines (exploitée de 1969 à 1977) nous facilitera le travail, si ce n’est qu’un vent intense nous rappelant que nous sommes en montagne. Nous arrivons fatigués au refuge pour découvrir avec bonheur que notre ami Denis y est toujours pour nous accueillir. Nous passerons une très agréable soirée avec lui et 2 néo-brunswiquois très sympathiques.

Jour 2:

La météo, est ce qu’elle devait être selon les prévisions avec un ciel couvert, un plafond bas et un vent très fort. La neige apparaîtra rapidement suivant notre enthousiaste départ. Nous devons installer les peaux très rapidement puisque la pente assez abrupte, dessinant un Z  dans le flanc de la montagne offre peu de prise à nos skis. La neige est maintenant durcie, souvent en dévers et découpée par le passage de skieurs lorsqu’elle était encore gorgée d’eau. Arrivés au bord du vaste plateau, le vent et la neige sont très présents, nous rappelant une fois de plus que nous sommes en montagne à près de 1000 mètres d’altitude déjà. Le tracé GPS fourni par Denis sera un filet de sécurité indispensable dès cet instant puisque les plaques de signalisation installées par la Sepaq sont très espacées. Nous contournons quelques lacs et traversons des secteurs plus boisés qui nous donnent des répits du vent.

La traversée du Lac Tanguay entame notre engagement sur une portion du tracé plus théorique puisqu’il n’a pas été enregistré au préalable mais estimé grâce entre autre à Google Earth. En louvoyant un peu nous croisons le SIA (sentier d’été) puis débutons l’approche du fameux Jacques Cartier où nous prenons notre diner à l’abri d’arbres rabougris en distinguant à peine l’épaule du majestueux. Nous sommes à peine à quelques centaines de mètres  de celui-ci.

Motivés, nous parcourons cette distance en réalisant que le blizzard est intense et que le dernier 100 mètres de dénivelé d’ascension est très abrupte. Il serait très hasardeux, voir impossible de tenter la grimpe avec des skis; des crampons à glace seraient de mise pour assurer notre sécurité. De plus, la tour du Mont Jacques Cartier, selon le peu d’information que nous avons, risque d’être verrouillée et de ne pas nous offrir l’abri requis avant le retour. Chantal et moi sommes sur la même longueur d’onde; en toute humilité, le toit de la Gaspésie ne nous permettra pas sa conquête aujourd’hui. Il faudra revenir. Nous serons en terrain de connaissance la prochaine fois. Nous rebroussons chemin dans le vent et la neige en ajustant fréquemment nos vêtements aux conditions.

La traversée du plateau sera plus intéressante puisque l’accumulation de neige commence à se faire sentir et notre mémoire, fraiche du premier passage facilite la navigation.  Je dois avouer qu’à la sortie du Lac Tanguay nous avons erré un peu m’ayant légèrement fourvoyé. La descente du plateau se fera à skis (avec les peaux) pour Chantal et à pied pour moi. Je ne croyais pas que l’accumulation de neige serait suffisante pour recouvrir le fond durci du matin. J’étais dans l’erreur mais ce ne fut tout de même, pas pénible. Les deux dernières branches du Z se feront tout de même à ski avec un léger plaisir de glisse pour un retour au refuge, désert encore quelques minutes, plutôt fatigués que nous sommes.

En cette fin d’après-midi, le plan est de se réchauffer, manger un peu puis charger les sacs de tout notre matériel laissés sur place et de revenir vers le Centre de découverte. Ce ne sera pas très facile de skier vent de face. Chantal ayant mis la main sur le bulletin météo de la semaine, le délai nécessaire pour l’apparition d’un sourire et d’un petit « J’ai une proposition à te faire! », n’est pas très long! Et si on restait une journée de plus pour profiter du soleil du 28 afin de se faire le Petit Mont Ste-Anne? Moi, qui avait dit en journée que ce serait la seule fois de 2017 où je grimperais le plateau des Mines Madeleine… L’accord fut quasiment instantané! Quand on aime l’aventure, la montagne et le ski, comment refuser une telle proposition! Nous passerons une seconde soirée agréable dans ce refuge équipé d’électricité et de douche, cette fois avec deux sympathiques frères ingénieurs; ils y sont pour explorer des couloirs en descente pendant la semaine.

Jour 3 (Bonus!):

Au levé, on se prépare à notre objectif de la journée, le Petit Mont Ste-Anne (1147m). Malgré les prévisions, le ciel est couvert, avec au mieux une petite trouée bleu qui se déplace rapidement; pas question de baisser les bras. Un peu avant 9 heures, nous chaussons les skis et débutons l’ascension menant au plateau. La neige nouvelle de la veille est disparue avec les vents de la soirée. Il faudra être prudent au retour. À la croisée du sentier du Mont Jacques-Cartier et du Petit Mont Ste-Anne, 1 kilomètre avant notre destination, le plafond nuageux est assez élevé pour nous permettre de voir la tour de communication et nous redonner espoir dans un possible dégagement. À mi-chemin, nous nous défaisons de nos skis devenus inefficaces sur cette neige durcie. Rapidement, les cailloux balayés par le vent deviennent de plus en plus présent et nous rappellent, à notre grand bonheur que nous sommes sur un sommet alpin de plus 1100 mètres.  Lentement, la grisaille se dissipe pour nous laisser vivre la réalité d’un slogan bien connu dans la région, nous sommes dans « Une mer de montagne« ! Nous sommes excités comme des enfants par ce que nous voyons et nous nous dirigeons vers la petite tour météo en contournant la grande tour de communication; les deux sont blanchies par la rigueur de l’hiver.  Dame nature nous offre maintenant une vue sur le distant plateau du Mont Albert. Même le Mont Jacques Cartier pointera finalement son nez, lui qui la veille était très timide.

Le moment de redescendre est arrivé; le temps comme le vent, passe à grande vitesse. Avec prudence, un pas à la fois, nous revenons vers nos skis pour les attacher à nos sacs à dos. Une petite pause à l’abri de la cabane de l’intersection nous permet de faire quelques ajustements. La descente se fera en bottes jusqu’à ce que nous retrouvions la neige nouvelle de la veille qui n’aura pas été balayée. Le ciel se dégage de plus en plus et nous permet de vivre la beauté du secteur encore plus intensément.

Nous prenons une nouvelle pause, la dernière, au refuge des Mines Madeleine. Nos vivres sont presque épuisés mais tout de même suffisant pour nous donner l’énergie nécessaire au retour vers le Centre de découverte. Nos sacs seront alourdis du matériel laissé sur place et monté le 26 par le préposé en motoneige. Cette route 14, avec ses pentes douces, allège un peu notre fardeau mais quelques faux plats consomment lentement notre énergie. Le soleil et le ciel bleu sont maintenant très présents et réchauffent notre descente au point d’enlever nos gants et nous donner un avant goût du printemps. Nous bouclons quand même rapidement la boucle avec notre arrivée au stationnement. Nous concluons une autre extra ordinaire aventure hivernale!

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21Fév/17

Équipement: BUD – Un pneu de fat qui prend le contrôle!

Pour le Fat bike hivernal, lorsque les pistes sont très dures, tous les bons pneus et même ceux avec des crampons petits et espacés, font l’affaire. Je dirais que ces derniers peuvent être avantagés puisque la résistance au roulement est moindre. Par contre, si les sentiers sont plus mous ou recouverts d’un peu de neige non tassée, ce qui est très fréquent, les pneus avec des crampons plus gros passent devant. La compagnie Surly, instigatrice de la démocratisation du Fat bike, offre une gamme complète de pneus et tient encore le haut du pavé avec ses fameux Bud et Lou.

Avec près de 25 ans d’expérience en vélo de montagne, dont 3 en Fat bike, ma préférence se tourne clairement vers un pneu avant directionnel avec une très grande accroche pour lequel j’ai totalement confiance. J’ai apprécié le Vee Bulldozer 4.7 pendant 2 saisons et il demeure en permanence installé sur la roue arrière de ma monture. Cependant, le Surly Bud 4.8  a élevé ma  pratique hivernale à un autre niveau grâce à son volume plus grand et le contrôle supérieur qu’il offre. Vous pouvez incliner la bête dans les virages sans crainte de perdre l’avant. Ses crampons longitudinaux agressifs mordent la neige et permettent une grande précision de conduite sans ajouter de résistance au roulement perceptible.  Je le suggère sans aucunes hésitations! Vous voulez vous sentir en confiance? Invitez Bud sur votre roue avant! On parlera du petit frère Lou qui lui pousse très fort dans une autre chronique!

Nous sommes revendeurs des produits Surly.

14Fév/17

ÉQUIPEMENT: Essai (p2) d’un ensemble hybride de ski de fond hors piste (AT Nordic)

Je vous propose ici mes commentaires sur mon ensemble de ski de fond hors piste hybride après plusieurs semaines d’utilisation.

Après plus de vingt ans de ski de fond hors piste et l’utilisation de divers équipements de très bonne qualité, je peux affirmer que celui-ci est le meilleur que j’aie chaussé. Je vous rappelle qu’il comporte des skis de fond hors piste de largeur moyenne Fischer SBound 98 (169cm), des fixations Fischer Tour Race Lite (Dynafit – Randonnée Alpine ultra légère) et des bottes Fischer Travers Carbon (Randonnée Alpine ultra légère). En plus de multiple journées de randonnée, j’ai effectué un voyage de 75km en 3 jours et un autre de 56km en 2 jours avec des journées de 28km et 34 km souvent sous les -15C. Je n’ai pas eu froid au pieds et n’ai développé aucun inconfort ou blessure (ampoule).

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Avantages:

  • Très léger
  • Le système d’attache Boa permet un ajustement infini de l’avant de la botte pour un excellent confort
  • Aucune résistance entre la botte et la fixation pour moins de fatigue
  • 80 degrés de mouvement à la cheville donc beaucoup de flexibilité
  • Pas eu froid aux pieds même à -20C
  • Le chausson est facile à sécher à l’extérieur de la botte (merveilleux en refuge)
  • La botte est excellente pour gravir des pentes sans les skis (escalade léger)
  • La botte est suffisamment rigide en mode « Descente » pour un skieur de mon niveau en centre alpin ou en sous bois
  • Même avec le talon libre (mode marche) dans les descentes, le contrôle du ski est excellent
  • Le ski de 169cm très souple se manoeuvre facilement en montée, dans les sections encombrées et dans les descentes
  • Le système anti-recul sous la semelle du ski n’oblige la pose des peaux que pour des pentes longues et très abruptes (beaucoup de temps économisés)

Inconvénients:

  • Le système anti-recul sous la semelle du ski diminue la glisse
  • Le ski de 169cm est trop écrasé (perte de glisse) lorsque je porte un sac à dos de 50L (expédition en autonomie)
  • Comme il n’y a aucune résistance entre la botte et la fixation, l’arrière du ski a tendance à s’affaisser (mode marche) lors de manoeuvre de montée latérale (pentes très très abruptes)
  • Cet absence de résistance élimine l’avantage du petit « Kick » de poussée supplémentaire à chaque pas donc un peu moins  de vitesse sur le plat

En simple, j’adore cet ensemble hybride pour mon utilisation de ski de fond hors piste, avec capacités supérieures en descente (et pour le moment bien supérieures à mes compétences!)

 

 

11Fév/17

Astuce: Quelques idées pour garder les mains au chaud en FAT

Après les pieds (voir l’autre article), ce sont les mains qui peuvent souffrir de la désagréable sensation de refroidissement ou d’engelures. Il est important de mentionner que la tolérance de chacun est différente donc il est possible que vous n’ayez pas besoin des solutions présentées dans ce cours vidéo.

Note 1: Les mouffles (comme le modèle de Spherik) minimisent la perte de chaleur par convection (vent) et sont ma solution préférée.

Note 2: Désolé si vous ne trouvez pas le montage très excitant. J’ai privilégié l’information!

 

03Fév/17

Astuce: Quelques idées pour garder les pieds au chaud en FAT

Avec une nouvelle pratique sportive peuvent se présenter certaines complications ou questionnements. Le vélo hivernal, et par extension le FAT BIKE sont pratiqués fréquemment lorsque le mercure passe sous le point de congélation. Il est courant pour les adeptes de vivre la désagréable sensation du refroidissement des pieds; dans les cas extrêmes, on peut parler d’engelures. On doit mentionner que la tolérance de chacun est différente donc si vous ne vivez pas ces problèmes, dites MERCI! L’aspect statique (plus faible circulation sanguine) du pied sur la pédale métallique (conduction) et les effets du vent (convection) sur la chaussure  accélèrent le processus.

On vous présente dans cette courte vidéo quelques solutions. Pour des besoins de simplicité, vous ne verrez pas de chaussures pour pédales automatiques mais il est fort facile d’adapter à votre besoin.

Nous avons en magasin les bas chauffants Therm-ic très performants et qui sont, selon nous, la solution ultime pour garder les pieds au chaud en FAT bike tout en utilisant une chaussure agréable pour pédaler.

 

 

01Fév/17

Voyage: Randonnée de ski au Mont-Logan

Le Mont-Logan est un joyaux de notre région, à tout le moins dans mon coeur! Je m’y suis rendu au moins une dizaine de fois dans les vingt dernières années; la deuxième seulement en ski.

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La Sepaq offre depuis plusieurs années quelques versions possibles de parcours de longue randonnée en ski de fond hors piste pour atteindre le Mont-Logan, culminant à 1150 mètres.  Ne pouvant nous permettre plus de 3 jours, boulot oblige, nous avons choisi de lancer notre voyage le 28 janvier au Village Grande Nature Chic Chocs à Saint-Octave-de-l’Avenir dans l’arrière pays de Cap-Chat (Gaspésie).

Le plan:

  • 28 janvier 2017: Village Grande Nature – Refuge le Huard au Lac Thibault (13km)
  • 29 janvier 2017: Refuge le Huard – Refuge La Chouette (18km)
  • 30 janvier 2017: Refuge La Chouette – Village Grande Nature (28km)

En pratique? Nous avons skié tous les kilomètres sans problème et avons ajouté un peu de surplus! Il faut mentionner que nous avons utilisé le service de transport de bagages offert par la Sepaq via un sous contractant afin de nous permettre un peu de luxe en soirée (bouffe et vino!) et du ski très agréable puisque nous transportions seulement nos sacs de jour.

On enlève les peaux

La première journée en était une de réchauffement; ce segment est principalement ascendant, particulièrement pour la longue montée de la côte de glace, qui exige elle, la pose des peaux sous les skis. Nous sommes arrivés au refuge assez tôt après avoir savouré toute cette belle neige, souvent sur la piste de la motoneige du transport de bagages. À quelques uns, incluant un nouvel ami (Éric Deslandes) rencontré sur place, nous avons ajouté la boucle (5km) du Lac Thibault, sur lequel nous avions l’impression de vivre l’arctique tellement le vent et la poudrerie sévissaient! La bonne bouffe, le Caribou et le vin ont terminé cette journée très agréable au refuge.

L’approche finale du Mont-Logan

La deuxième journée débute sans le vent de la veille et en traversant le Lac Thibault. Nous empruntons ensuite principalement le sentier le Noroit qui nous emmène au refuge La Chouette, sans nous éviter toutes les côtes installées là pour permettre d’atteindre 1000 m. Le ciel bleu pointe par moment et permet aux arbres chargés et glacés de se découper. Les peaux seront encore très utiles afin de ménager nos machines humaines. Notre destination est atteinte vers 14h dans le nuage accroché à la montagne. Suivant 1h de repos, Chantal Quintin et moi nous dirigeons vers le sommet du Logan en passant par le Mont Dodge. L’ascension finale se fait dans un nuage d’une densité limitant notre vision à une dizaine de mètres. Nous atteindrons tout de même le sommet à 1150 m pour notre satisfaction personnelle faute de voir mieux que les installations complètement givrées. La descente se fait de façon prudente puisque les conditions de neige glacées et la faible visibilité le dictent. Nos lampes frontales nous aident à traverser la forêt devenue fantomatique et enveloppante de calme. Après nos 8km supplémentaires, nous partageons un autre copieux repas et une nuit bien méritée.

Les skis givrés au matin

Notre troisième et dernière journée débute dans le même nuage bloqué en altitude; il a au passage givré nos skis pendant la nuit. Les 28 kilomètres du jours sont principalement descendants si on oublie quelques montées assez longues et les derniers 7 km, eux en faut plat positif cassant un peux le moral. Le bonheur du jour sera toutes les descentes dans la poudreuse où nous pouvons nous amuser; celle de la suspecte côte de glace se passera très bien. Nous sommes de retour au Village Grande Nature Chic Chocs vers 15h45.

Équipements requis: Les circuits du Mont-Logan ont été skié depuis longtemps avec des skis de fond hors piste traditionnels comme les Fischer Europa 99 et des bottes Backcountry sur fixation 75mm ou NNN-BC (SNS-BC). On voit de plus en plus de gens qui réalisent ce genre de périple avec du « Haute route » ou « Telemark » afin de maximiser le plaisir et le contrôle dans les descentes. Moi, j’ai atteint mon « top » du plaisir avec mon kit hybride ultra léger offrant un contrôle surprenant!

Merci à mes compagnons d’aventure: Daniel Bélanger, Nelson Côté, Nelson Lévesque, Régis McLaughlin et Chantal Quintin