Tag Archives: Parcours – Bikepacking

10Oct/19

TOURISME: Bikepacking exploratoire dans Témiscouata

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Où se faire une petite virée de bikepacking en période de chasse en sécurité, dormir en refuge et explorer? Pour nous, habitant du Bas-St-Laurent, le secteur de Témiscouata et son parc national, serait une bonne possibilité. Nous avions déjà tâter le terrain il y a 2 ans avec plaisir. L’objectif du samedi, relier notre départ près de Ste-Rita au refuge des Chutes Sutherland (sur le Sentier National) dans le parc national Témiscouata. Nous avons utilisé un peu de tout comme chemin;  sentier de VTT, érablière, chemins de coupe de bois et autres. Nous aurons même du faire du push bike pas mal. L’arrivée à la chute Sutherland et au refuge vers 17h30 était très apprécié comme le petit vino traditionnel.

Une nuit très calme et un bon déjeuner nous donne l’énergie pour la vingtaine de kilomètre du retour. Cette journée sera plus intéressante puisque nos découvertes sont meilleures; pas de push bike et pas de traversée de barrage de castor! Que de plaisir à pédaler dans ce festival des couleurs! Témiscouata nous reverra! Nous aimerions peaufiner des boucles officielles et dans un idéal, relier quelques refuges (Sentier National).

NOTE: Puisque notre randonnée se passait sur différentes juridications de territoires et de propriétés, contactez moi en privé si vous désirez avoir le GPX du trajet.

15Août/19

TOURISME: En duo au lac Solitaire ou traversée de la 11 à la 23

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Se rendre à vélo au Mont Logan en partant du lac Thibault, ce n’est pas une nouveauté pour nous; même en vélo à assistance électrique ce n’est pas une nouveauté. Par contre, s’y rendre en prenant un détour qui relierait la route 11 (Parc de la Gaspésie) et la route 23 (Réserve Matane) dans le secteur du Lac Solitaire, ça serait une nouveauté! Chantal, encore une fois enthousiaste pour la découverte, a planifié quelques tracés ayant du potentiel. Bien sûr, ce sera sur le terrain que nous sauront!!!

Équipés chacun d’un vélo assisté, mid fat à 2 suspensions pour moi et FAT à suspension avant pour ma complice, nous débutons l’aventure au lac Thibault, le bout utilisable et légal de la route 11. Nous sommes en mode « bikepacking » léger; nous transportons ce qu’il faut pour manger et dormir en refuge (la Nyctale). Ce sera la première avec les électriques et par sécurité, nous avons une batterie supplémentaire de 400wh pour nous deux. La 11 est parfaite comme à son habitude. Nous aurions théoriquement du la quitter après 7 ou 8 km pour s’engager dans un sentier présent sur les fonds de carte MAIS il n’est plus visible. Ce sera après 13 km que nous pourrons tenter notre chance sur un détour. À première vue, il n’y a que les orignaux qui s’y engagent. En pratique, les orignaux maintiennent une trace qui se faufile de milieu humide en milieu humide avec des sections de fond de ruisseau. 2 arbres seulement y sont tombés. Nos vélos puissants seront un atout pour parcourir ces 2-3 km boueux; ils consommeront un peu plus par contre. À mi batterie sur la 400wh pour moi, je monte ma 500wh habituelle. Chantal aura la moitié de cette 400wh en réserve pour terminer le périple.

Nous sortons sur un chemin carrossable de la Réserve qui donne sur la route 23, un accès important pour les derniers lacs comme le Joffre, le Solitaire et le Caribou. Nous poussons un petit aller-retour pour voir le Solitaire puis revenons sur la 23 pour accéder au chemin de la barrière Wilson, qui elle, nous redonnera accès au Parc de la Gaspésie et au secteur du Mont Logan. Bien que le ciel offre beaucoup de potentiel pour le coucher de soleil sur ce sommet de plus de 1000 mètres, la fatigue nous dirige vers le refuge, il est déjà plus de 17h. Nous aurons la compagnie d’un sympathique randonneur et irons au dodo tôt.

Au matin, le Logan est dans les nuages; une habitude désolante qu’il a! On patiente, on étire le déjeuner puis vers 10h, l’espoir nous fait enfourcher nos montures; on verra au sommet. La chance est de notre côté, le ciel se dégage pendant l’ascension du dernier segment, abrupte et très rocailleux. Nous sommes, une fois de plus, au sommet du Mont Logan gaspésien, ma montagne fétiche! Nous cachons les vélos pour s’offrir une randonnée à pied de 10 km sur le Mont Fortin. Les vues sont à couper le souffle!!!!! Après quelques heures, nous reprenons le chemin du retour en direction du lac Thibault. Les vélos nous montrent une autonomie théorique d’à peine une dizaine de kilomètres; nous devront gérer la consommation et faire preuve de confiance. Le retour est descendant majoritairement et l’intelligence des systèmes Bosch ajustera les prévisions. En pratique, et même si on ouvrira la machine sur les derniers 5 kilomètres, on arrive à l’auto pile à zéro pour Chantal et avec plus de 10 km pour moi. Notre premier « bikepacking » assisté est un succès et nous avons découvert en prime, une voie alternative!

01Août/19

Exploration de la vallée glaciaire de la Rivière de Mont-Louis en bikepacking !

Texte : Chantal Quintin

Afin de poursuivre notre exploration de  l’ensemble des vallées de la Haute-Gaspésie en bikepacking débutée en 2017 : Manche d’Épée/Gros-Morne en 2018, Rivière-à-Claude/Marsoui en 2017, Cap-Chat/Nouvelle en 2017, celle de la Rivière de Mont-Louis faisait partie de notre liste. Une boucle prévue de 36 km répartie sur deux jours nous laissant ainsi une marge de manœuvre pour explorer ce vaste territoire.

La première journée débute sur le chemin de l’Église dans le village de Saint-Maxime-du-Mont-Louis. Ce chemin longe la rivière du Mont-Louis, puis sa branche ouest, de son embouchure à sa source qui est le lac Mont-Louis situé dans la réserve faunique des Chics-Chocs. Avant l’ascension sur le plateau, nous empruntons les sentiers de la vallée des Pins blancs, sentiers aménagés pour le ski de fond et la randonnée avec la présence de refuge, belvédère d’observation et d’accès à la rivière, gracieuseté de l’Association Chasse et Pêche Mont-Louis.

Le temps est très chaud et humide, 30°C au thermomètre. Les accès à la rivière nous permettent de nous rafraichir dans les eaux typiquement glaciales des rivières gaspésiennes. Après une dizaine de kilomètres, une ascension « gaspésienne » nous attend. Nous croisons une personne en pickup qui nous trouve un peu fou ! Le lac du Mont-Louis arrive à point pour une petite saucette. C’est l’endroit où nous camperons pour la nuit avec une vue au loin sur le mont-Jacques-Cartier et la compagnie d’un couple de huards et des nombreux frappe-à-bord!

La deuxième journée débute avec un café sous un soleil radieux et l’absence de mouches à chevreuil (vivement le vent). Nous quittons notre site de camping et faisons un petit détour de l’autre côté du lac pour jeter un coup d’œil aux chalets qu’offre la SEPAQ; c’est beau mais pas de toilettes extérieures.  Au retour, nous préférons improviser et emprunter les chemins forestiers de la réserve qui nous permettront de rejoindre notre parcours initial. Le GPS est indispensable avec la quantité de chemin au kilomètre carré ! Sur notre route nous croisons une pancarte : sentier de l’orignal. Ce chemin de VTT est plus invitant que le chemin forestier, nous décidons de le suivre. Nous croisons sur notre route trois personnes en vélo de montagne qui connaissent bien le secteur ! Ils nous informent que le sentier de l’orignal permet de rejoindre la crête du côté est de la vallée du Mont-Saint-Pierre et son sommet ainsi que la vallée taconique, reconnue pour le ski hors-piste. Après une pause diner et saucette au Lac Turcotte, nous roulons plusieurs kilomètres sur le plateau, puis arrivons sur le sommet du Mont-Saint-Pierre où nous avons la chance d’assister à un spectacle de haute voltige de parapente et de deltaplane dans le cadre du festival du vol libre.

Plus que 8 km de notre voiture, située au niveau de la mer et nous sommes toujours à 400 mètres d’altitude. Nous empruntons le SIA puis le sentier de VTT pour la descente épique de la crête ouest de la vallée du Mont-Louis avec des points de vue magnifiques.  Une dernière baignade à l’embouchure de la rivière marquera la fin de notre aventure en vélo.

La position de la Haute-Gaspésie entre mer et montagne et son paysage unique de vallées glaciaires place cette région parmi celles qui offrent le plus grand potentiel pour le bikepacking. Notre aventure dans la vallée de la Rivière du Mont-Louis, témoigne de ce fort potentiel. Prochaine destination la vallée du Mont-Saint-Pierre, Rivière Madeleine ou Grande-Vallée ?

Pour vous inspirer dans vos prochaines aventures en Haute-Gaspésie voici le tracé GPS, une boucle de près de 60 km…. finalement 😊

Jour 1: Fichier GPX pour votre GPS

Jour 2: Fichier GPX pour votre GPS

13Août/18

Bikepacking: Gros-Morne en bikepacking…à la prochaine !

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Texte: Chantal Quintin

4e sortie de bikepacking de l’été ! Quoi de mieux que d’explorer les vallées de la Haute-Gaspésie. L’année dernière, une boucle par les vallées de Marsoui et de Rivière à Claude nous avait grandement impressionnée. Ayant en tête cette aventure nous nous lançons cette fois ci vers les vallées de Manche d’Épée et de Gros-Morne (à ne pas confondre avec le Gros Morne de Terre-Neuve). Manche d’Épée est reconnue pour sa réserve écologique de 573 ha. Quant à Gros-Morne, Guy et moi n’avions aucune idée sur ce qu’elle pouvait nous réserver. Pour notre boucle, je trace sur un fond de carte ce qui est pour moi une valeur sûre, un chemin longeant chacune des vallées. Cette valeur sûre fut toutefois remise en question et ce dès la première journée de notre aventure !

Jour  1- Manche d’Épée vers le Lac au Diable

Premier objectif, la vallée de Manche d’Épée, jusqu’au Lac au Diable et possiblement campement le long de la Rivière-Madeleine. Les premiers kilomètres sont magnifiques et faciles à rouler, jusqu’à ce que nous atteignions une signalisation indiquant pont fermé !!! Nous continuons malgré tout (nous avons déjà rencontré des embuches qui nous apparaissaient pire que celle-ci: notamment des barrages de castor). À l’endroit du pont il y a longtemps disparu, la traversée de la rivière n’est pas problématique. Il n’y a qu’un mince filet d’eau dans le lit de la rivière. C’est toutefois le talus que nous devons franchir pour continuer notre chemin qui est plutôt imposant. La force légendaire de Guy se confirme. Il réussit à monter nos vélos chargés sur un talus instable (avec quelques sacres !). C’est à partir de ce point que la suite de notre parcours se complique. La présence d’herbe au genou et même parfois à la taille, le ravinement du sentier engendré par un régime torrentiel des cours d’eau nous amène à pousser les vélos sur plusieurs kilomètres. Arrivée au premier lac, nous apercevons un chalet et heureusement pour nous il y a présence de vie humaine  . Le propriétaire nous informe que le chemin que nous voulons emprunter n’est plus praticable et ce depuis un bon moment ! Il nous conseille de suivre le chemin des éoliennes. Nous remontons sur nos vélos, avec en prime une vue sur les montagnes et les éoliennes. Nous nous rendons sans problème au Lac au Diable, une destination de villégiature connue par la pourvoirie du Camp de la Haute Madeleine. Malheureusement, la présence de nombreux chalets privés rend difficile son accès. Nous pouvons tout de même constater, comme le gardien le mentionnait que son eau est froide et turquoise. Nous continuons notre route vers la ZEC de la Rivière-Madeleine. Cette destination sera la dernière de notre journée. Nous trouvons un endroit magnifique pour passer la nuit le long de la rivière. La température de l’eau est parfaite pour la baignade et nous avons droit à un spectacle d’étoiles filantes (les perséides)!

Jour 2 – Gros-Morne suivi par Manche d’Épée pour retourner à l’endroit où nous avions laissé le véhicule.

La montée de la Rivière-Madeleine vers la route de l’Anse-Pleureuse menant à Murdochville est sportive. Heureusement les chemins improvisés que nous empruntons sont en très bonnes conditions. Nous avons décidé d’opter de rouler sur des chemins forestiers au lieu de suivre mon tracé afin de ne pas revivre notre première journée. Je retrouve ainsi le sourire de Guy lors d’une superbe descente sur près de 10 km dans la vallée de Gros-Morne. À la mi descente je me rends compte que j’ai perdu mon GPS !  Nous effectuons le chemin inverse mais Guy monte en flèche et fait quelques kilomètres de plus  que moi pour retrouver  le GPS, FIOU !

Gros-Morne est notre coup de cœur de l’aventure et ce pas seulement pour la descente. Cette vallée nous offre des points de vue magnifiques sur les montagnes avec un passage de quelques kilomètres dans une érablière. Ce secteur nous donne du courage pour la dernière étape de notre journée la montée entre Gros-Morne et Manche d’Épée par le chemin du SIA sous un soleil de plomb où nous suons notre vie.
Ces deux journées en bikepacking furent remplies de surprises. La vallée du Gros-Morne est notre plus grande surprise de par sa qualité de sentiers et sa diversité de paysages. Nous avons également été surpris de la quantité de chemins que nous avions croisés. Ceux-ci nous réservent sans aucun doute d’autres belles surprises. Toutefois la connaissance du territoire est un incontournable. Ainsi Gros-Morne et l’arrière-pays de la Haute Gaspésie, à la prochaine fois !

NOTE: Il serait beaucoup plus aisé d’atteindre le Lac au Diable via Le chemin du lac au Diable, accès via la 132 à mi-chemin entre Manche d’Épée et Madeleine  plutôt que de monter dans la vallée de la rivière de Manche d’Épée.

Tracés GPX pour votre GPS

Jour 1

Jour 2