Tag Archives: Ski

30Juil/19

ÉQUIPEMENT: Moteur Shimano série 8000 – 1er tour de roues!

Je n’avais pas encore eu la chance d’essayer en sentier le moteur de la série 8000 de Shimano. Je trouvais déjà très agréable la série 6000 en utilisation « ville » mais qu’en est-il du modèle haut de gamme Shimano monté sur un eMtb?

Ce sont mes premiers tour de roues avec ce moteur ainsi que mes commentaires à chaud. En résumé, ça fonctionne très bien. La puissance se trouve à une cadence plus élevé qu’avec le moteur Bosch CX (2019) et donne peut-être un feeling plus « vélo ».  Le Bosch aurait l’avantage d’être un peu plus coupleux. J’aime beaucoup le petit écran, très complet si ce n’est qu’il complique le montage de mon sac de guidon Mountain Feedbag de Revelate designs.  Je vivrais très bien avec ce moteur sur mon vélo personnel!

03Avr/19

TOURISME: Exploration à ski dans la Neigette

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Le secteur de la Neigette a  un fort potentiel pour le ski de fond hors-piste selon nous.  On connait le Sentier National pour la marche en montagne. Nous l’avions tenté en vélo l’été dernier avec peu de succès. En faire un bout en ski? C’est possible? On pourrait en faire une boucle le fun?

C’est ce que nous avons fait! Nous avons utilisé une section du sentier National  près du Lac des Deux frères (Domaine Valga). L’ascension s’est fait assez facilement via le Sentier en suivant les taches de peinture rouge sur les arbres. Nous avons connecté quelques chemins pour atteindre le point de vue et redescendre sécuritairement. Nous avons adoré notre randonnée et été agréablement surpris par le potentiel et la beauté de ce secteur.

On doit rappeler que ce circuit est en partie sur des terrains privés. Aucune autorisation n’est accordée;  à chacun de discuter avec les propriétaires rencontrés si cela se produit. Nous n’avons croisé personne.

Fichier GPX pour votre GPS

26Mar/19

TOURISME: Finalement une boucle de ski à la Montagne St-Pierre – 15km

En 2017, comme pour nos autres essais, nous avions toujours skié la Montagne St-Pierre près de la Rédemption dans La Mitis sous une forme ou une autre d’aller-retour vers la tour Val-Marie. Nous savions qu’un sentier officiel d’été existait en 2014. Cette montagne est connue pour ses sections de ski de descente en sous-bois, développées il y a quelques années et un peu abandonnées depuis. L’affichage et les indications sur le terrain étaient au mieux très moyen. La FQME ayant récemment repris le leadership du développement, l’affichage devait avoir progressé dans les dernières semaines. Nous avions comme projet d’y retourner en 2019 et de trouver la fameuse boucle. L’ami Benjamin G. nous ayant devancé, et fourni son tracé GPS, le projet devenait vraiment accessible, et je dirais impossible à rater.  Allons voir!!!

Armés du tracé de Benjamin, de celui de notre précédent essai et du sentier d’été, nous montons sur nos planches sous un ciel gris et une température agréable.  La neige est parfaite, contrairement à celle de Rimouski, glacée en ce matin de printemps.  Nous utilisons pour débuter la piste habituelle des skieurs de descente en direction des champs de neige. On connait cette « skintrack » qui monte en douceur. Benjamin nous ayant conseillé d’inverser son tracé pour éviter de nous casser la gueule, nous montons « avec les peaux » dans un secteur abrupte, en bordure de la pente « Bois-de-velours » des descendeurs. On raccourci ainsi  un peu la boucle. De retour dans le sentier connu, nous dépassons 8 sympathiques raquetteurs-skieurs.  Puis, plutôt que de couper vers l’éolienne et le chemin pour faire simple (2e fichier GPX au bas), nous suivons en zig-zaguant le sentier d’été. Ce n’est pas très facile mais le paysage est grandiose! Comme prédit par Chantal, le soleil sort à notre arrivée à la tour. Impossible de ne pas monter au sommet du belvédère!!! Le plaisir sera court puisque le vent nous fouette le visage à 900 mètres d’altitude.

Sous le soleil, nous reprenons le tracé de Benjamin pour une douce descente sur le flanc de la Montagne St-Pierre. Curieusement, elle est composée de plus de 4 versants cette fameuse montagne; les ruisseaux fortement encaissés les multiplient et rendent le tout très intéressant. Cette portion du sentier d’été n’est pas balisée et invisible mais l’espace entre les arbres chargés de neige est suffisant pour permettre la lecture du terrain aidé par moment du GPS. À l’approche du ruisseau, un vrai sentier existe toujours et c’est de toute beauté. Rapidement, nous retrouvons les traces des skieurs de descente qui montent au sommet des pentes « I » et « Y »; nous les suivons vers le bas.

Malheureusement, des traces de motoneiges apparaissent aussi. Au bas des secteurs « I » et « Y », malgré les petites affichettes de la FQME annonçant les pistes de ski et interdisant les machines à chenille, il est clair que des motoneiges hors-piste ont labouré la neige vierge de la veille. Il n’y aurait plus de descentes possibles avant une grosse bordée. Un autre skieur nous a confirmé qu’il aura fallu seulement 15 minutes d’amusement à 2 motoneigistes pour dégrader  les pentes à ce point. À souhaiter que la FQME réussissent à renforcer le respect qui semblait régner entre les deux clientèles par le passé; le but étant de permettre à chacun de s’amuser sans nuire à l’autre.

Notre retour vers la voiture se fera rapidement via un chemin large puis par le sentier d’accès utilisé en début de randonnée. La glisse est encore excellente et le soleil du printemps très fort nous fait du bien! Au passage par le village de la Rédemption, nous faisons un arrêt pour mettre de l’essence dans la voiture et laisser quelques $$ dans l’économie locale; et les gens sont supers accueillants!

DÉPART ET INDICATIONS: Ce parcours débute au stationnement aménagé gratuitement dans le rang 4 de La Rédemption par la municipalité.

Fichiers GPX

Je vous propose ici 2 fichier GPX pour votre GPS. La version 1 vous propose notre randonnée  de façon intégrale. On peut la décrire comme la version « Aventurière » puisqu’elle suit autant que possible le sentier d’été même lorsqu’il est invisible. La version 2 est un assemblage de plusieurs randonnées pour obtenir la boucle la plus agréable possible en date du 25 mars 2019.

Fichier GPX pour votre GPS (Version 1)

Fichier GPX pour votre GPS (Version 2)

21Mar/19

ASTUCE: Plaques adaptatrices B&D Ski Gear sur inserts Binding Freedom

Comment utiliser la même fixation sur plusieurs skis? Comment utiliser des fixations différentes avec un patron de perçage différent sur un même ski? Les plaques adaptatrices de la compagnie B&D Ski Gear et les inserts Binding Freedom existent pour ces applications.

Pour nos besoins de démo de matériel, j’ai percé mes skis (OAC KAR, Fischer Sbound 98 et Voile Hyper V6 BC) avec un patron de perçage Voile 4 trous (télémark) sur l’avant et un patron de perçage Dynafit (randonnée alpine) à l’arrière et installé des inserts vissés. Cela me permet de monter les plaques adaptatrices B&D Ski gear qui elles reçoivent les fixations de randonnée alpine. Le tout se monte et se démonte (grâce aux inserts Binding Freedom et des écrous) très rapidement. De plus, le patron de perçage permet de monter des fixations de télémark Voile comme la Switchback. J’ai aussi fabriqué une plaque adaptatrice pour les fixations 3 trous 75mm. J’obtiens 3 paires de skis pouvant être utilisées avec 3 type de fixation par des skieurs de différents gabarits; solution très pratique pour la démonstration de produit.

En pratique? Ça fonctionne très bien! La qualité de fabrication des produits B&D Ski Gear et Binding Freedom est exceptionnelle! Ça passe le test. Je devrais même ajouter un nouveau ski démo pour l’hiver 2019-2020.

NOTE: Ma plaque est montée inversée sur mes skis puisque mes bottes sont courtes. Je peux les installer dans le sens habituel pour des bottes plus longues. On s’assure que le centre de la botte soit sur la ligne de centre de botte suggéré par le fabricant du ski.

12Mar/19

Parcours: boucle du Mont Charles-Édouard-Vézina à ski (Réserve Matane) – 18km

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La Réserve faunique de Matane possède un potentiel incroyable pour le ski de fond hors piste. L’accessibilité hivernale est au mieux aléatoire puisque les chemins n’y sont pas déneigés de façon systématique au delà de l’accueil John mais plutôt selon les besoins des forestiers, quand il y en a. En cet hiver 2018-2019, cet accès aura été possible seulement au moment des premières chutes de neige. Par contre, il est possible de faire quelques boucles intéressantes en partant du stationnement de l’accueil. Le Mont Charles-Édouard-Vézina (altitude de 390 mètres) est le mont le plus à l’ouest des Chic-Chocs et accessible de ce que l’on appelait autrefois « la barrière » ou « la John« . Honnêtement, j’ai skié pas mal la Réserve Matane et c’est un coup de coeur assuré!

C’est une belle boucle agréable et variée, principalement en forêt mature.  Elle emprunte en partie le Sentier International des Appalaches (sentier d’été) qui a été inclus dans une boucle pour les raquetteurs en 2019. Elle est différente selon le sens; anti-horaire = montée plus soutenue et descente douce dans un chemin large, horaire = montée douce avec descente plus pentue en sous-bois. Le GPX disponible ci-bas est dans le sens de la descente facile (hâte de la refaire dans l’autre sens!!!). Elle permet d’atteindre le somment du Mont Charles-Édouard-Vézina et l’antenne près du Mont aux Perches.

Pour cette sortie du 9 mars 2019, nous avions le bonheur d’être 22 skieurs dont 1 montréalais, 3 rimouskois et 18 Matanais, de la mi-trentaine à la quasi mi-soixante-dizaine; un groupe de joyeux lurons!!!!

Fichier GPX pour votre GPS

06Mar/19

TOURISME: La rencontre de deux régions de skieurs en Gaspésie!

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Quoi de plus agréable que de se faire de nouveaux amis skieurs? Quel est l’effet le plus positif des réseaux sociaux? C’est selon moi de nous permettre de se connecter avec des gens qui partagent nos intérêts. Chantal et moi avons été contacté à l’automne 2018 par des skieurs des Laurentides ayant lu notre récit du Grand tour des Vallières à ski. Ils auraient bien aimé que nous les guidions en 2019 sur ce terrain. Ils nous ont proposé de se joindre à leur groupe pour vivre 1 semaine de ski de fond hors piste dans le parc de la Gaspésie en février qui suit; 7 jours de ski est impossible à caser dans notre horaire mais 4 jours, c’est jouable! Des échanges de courriel et une discussion Messenger vidéo au fil des mois permettront de préparer le tout.

Le matin du 24 février, nous rejoignons nos 6 inconnus (Francine, Stéphanie, Denis, Jean-François, Normand et Gérard) au Centre de découverte et de services (CDS) du parc de la Gaspésie. Nous sommes rapidement sur nos skis en direction du refuge Le Roselin avec objectif intermédiaire, pour cette belle journée plutôt douce, l’ascension du Joseph-Fortin. Nos nouveaux amis sont de bons skieurs. Le rythme est excellent, même un peu rapide par moment. Fait intéressant, le Skius Laurentidus utilise des skis à fartage, chose rare dans de l’est de la province. Nous sommes en « Écailles » ici. Ils nous prouvent qu’un ski bien farté, poussé par un skieur expérimenté peut même grimper les montagnes sans peaux! Bien que ce soit très venteux en altitude, la vue est superbe et la boucle du sommet est une première pour nous. La descente sera épique; le sentier est étroit et la neige rapide. Nous sommes au Roselin en fin d’après-midi pour un excellent souper et une  nuit bien méritée. La vie à 8 au refuge se passera très très bien; il y avait une belle synergie dans la gestion des tâches et l’efficience  des départs matinaux.

La tempête prévue pour la soirée du 24 et la nuit du 25 a fait sont travail. Il y a de la nouvelle neige. Elle s’est calmée plutôt que prévu; le ciel est tout de même bouchée. Nous skions près du Lac aux Américains et du Xalibu avant de retourner profiter du refuge. La 2e nuit sera plus froide que la précédente et la 3e journée sera sous le signe de la tempête. Le projet du jour sera de se rendre au refuge des Mines Madeleine. Il  fait froid et la neige, qu’il faut tracer, est très très abrasives. Les skis ne glissent pas et ce même dans les descentes que nous espérions amusantes; ce ne sera pas le cas! Le passage près des lacs se fait sous un vent en bourrasque. Nous devons porter les manteaux coquilles avec le collet fermé pour nous protéger. Nous sommes 4 à joindre le refuge des Mines, accueillis par un groupe de jeunes skieurs de descente. Ils se réchauffent devant le poêle et ne prévoit pas sortir skier dans ces conditions. De plus, les risques d’avalanches sont élevés pour leur pratique. Notre retour est un copié-collé de l’aller. Heureusement, nous aurons droit à une autre soirée chaleureuse au Roselin!

Au levé du 4 ième jour, le beau temps est de retour et le froid encore plus présent.  Malgré que nous devons emballer nos bagages pour la navette, nous sommes sur les skis à 8h30. La neige est encore abrasive. L’objectif de la journée est de remonter sur la route 16 pour se rendre au sommet du Ernest-Laforce en passant par son stationnement. Précision, les routes et stationnements ne sont pas déneigés! Je dois avouer avoir douté du succès de notre aventure, même après la moitié de la distance. L’objectif était trop ambitieux? Pas vraiment mes je n’avais jamais eu froid au pied à ce point. Malgré mes bas chauffants, la sensation perçue jouait de déplaisant à très très déplaisant. C’était une première et mon moral écopait. J’apprécie avoir serré les dents puisque la vue du sommet, que nous avons contourné, m’aura redonné le moral. Grâce à la neige abrasive et lourde, la descente du Ernest-Laforce via les sous-bois, sera même amusante avec nos skis de fond hors-piste (secteur pour les skieurs de descente). Demandez aux souriants Normand et Denis c’est quoi le plaisir de skier!!!! Nous avons un plaisir fou dans la longue section moins pentue qui nous ramène vers le CDS. Nous avons même l’impression que les deux derniers kilomètres sont avalés à un rythme très élevé pour nous tester Chantal et moi. Nous allons boire un vin chaud au Gite du Mont-Albert en compagnie de nos nouveaux amis avant de les quitter. Nous avons passé le test puisqu’ils nous invitent à la prochaine TDL, parrainés par eux!!!  Quoi de plus agréable que de se faire de nouveaux amis skieurs?

20Fév/19

Parcours: Boucle alternative à ski pour la Grotte des Fées – 17.5km

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La Grotte des Fées est skié habituellement via la route du peintre. C’est une petite randonnée amusante dans le secteur de St-Léandre. J’avais le goût de m’y rendre via le rang 6 de St-Ulric depuis y avoir passé à vélo en 2018. Encore une fois, Chantal sera parti d’une idée lancée pour bâtir un tracé qui sera plus qu’un aller-retour puisque l’on hait ben ça les aller-retour!!!!

Nous avons stationné la voiture au bout du rang 6 de St-Ulric, là ou la charrue se tourne de bord! Nous sommes montés sur nos skis en descendant de l’auto et débuté la randonnée en nous dirigeant sur ce qui donnait l’impression d’être la suite du rang 6, possiblement un chemin privé ou un chemin non officiellement déneigé bordé de terrain privé. Après quelques centaines de mètres, nous avons tourné à gauche sur la piste de VTT d’été. En pratique, on reste sur le sentier de VTT et au moment de tourner en direction de la Grotte des Fées, le tracé GPX vous permettra d’approcher le lac Adèle avant de revenir vers la Grotte. On monte pas mal jusque là.

Selon les conditions de neige, il sera possible d’approcher la Grotte. Dans notre cas, le couvert de neige nous compliquait un peu trop la vie pour parcourir les derniers mètres; ce sera partie remise! Le retour se fera en douceur de façon très agréable. Il sera préférable de suivre le tracé GPX puisqu’une courte section (environ 100 mètres) se fait en forêt; une belle randonnée de ski de fond hors piste en Matanie!!!

Fichier GPX pour votre GPS

14Fév/19

ASTUCE: Expérimentation bottes et chaussons

Je suis plutôt nouveau dans l’utilisation de bottes rigides pour le ski. J’utilise pour une 3e saison une botte de ski de randonnée alpine ultra-légère, la Fischer Travers en taille 27.5. Je l’aime beaucoup pour mon besoin. Depuis l’hiver passé, je ski une botte de télémark relativement lourde, une Garmont Gara, elle aussi en 27.5. Elle me permet de progresser énormément. Un ami m’a prêté une autre botte de télémark, une Scarpa T2X, en 25.5 pour permettre à ma complice Chantal d’essayer elle aussi.

Je regardais toutes ses bottes pendant le séchage des chaussons et une question m’est venue! Est-ce que ce chausson entrerait dans la Scarpa T2X 25.5?  La Travers est courte en 27.5 puisque le chausson est très mince. Les 2 chaussons ont la même longueur et presque le même volume. Ça entre! Et avec mon pied? Ça fonctionne aussi! ET en pratique? J’ai skié avec le combo et ça fonctionne très bien. L’avantage? La T2X + le chausson Travers sont beaucoup plus légers que la Garmont Gara comme bottes de télémark.  Il serait possible de se fabriquer un ensemble hybride de ski de fond hors-piste assez léger à coût plus raisonnable en magasinant un peu. Vous me direz que cette combinaison sera beaucoup plus froide et c’est probablement vrai. Par contre, je survie très bien avec ce chausson mince dans mon utilisation habituelle. J’en tire un autre apprentissage puisque je suis débutant avec ce type d’équipement; il est possible de moduler le « fit » des bottes en fonction de l’épaisseur du chausson.

12Fév/19

Parcours: le refuge du Ruisseau-Creux sur le SIA – 14 km

Photos: Chantal Quintin

Dernièrement, nous étions à la recherche de parcours de ski de fond hors piste avec refuge  en dehors des circuits habituels dans notre région (pensons Parc de la Gaspésie ici). Après un passage très agréable au refuge des Cabourons en janvier 2019, l’idée de regarder ailleurs du côté  du SIA s’est précisée. Nous connaissions déjà le refuge du Corbeau (St-André de Restigouche dans la MRC d’Avignon) pour y être allé en 2018. Notre investigation nous indique que de skier au delà du Corbeau en direction de la Matapédia est un risque d’échec cuisant. Par contre, skier du village de Ste-Marguerite-Marie en direction du refuge du Ruisseau-Creux semble tout à fait réalisable.  Contrairement au Corbeau et au Cabouron, le SIA n’en offre pas la location hivernale puisqu’ils ne peuvent garantir l’approvisionnement en bois. Nous avons décidé, ma complice Chantal et moi de prendre la chance. On charge nos sacs à dos de 55 litres pour passer la fin de semaine en forêt, on s’adjoint des amis skieurs pour nous aider à ouvrir la piste et on paiera le SIA si on y dort.

Le froid est plus que présent ce 9 février 2019. En montant de Causapscal vers Ste-Marguerite, le mercure passe à -20C. Et on ne parle même pas des vents! Les bourrasques dépasseraient les 80 km/h! Il fait tellement froid, qu’à l’arrêt des véhicules, c’est chacun pour soi! Quand les bottes et les skis sont chaussés, c’est impératif de skier! On se regroupera vers la fin du premier kilomètre. Le sentier du SIA est bien protégé par la forêt ce qui nous rendra la température agréable. La neige qui aurait du être glacée après le 2e épisode de verglas en quelques semaines est vraiment agréable à skier. Les arbres sont chargés et givrés pour le plaisir de nos yeux.

Après à peine 6 kilomètres sur terrain plat, on doit attaquer la descente vers le refuge. J’avais vu la carte et les courbes de niveau. J’avoue que je ne voulais pas vraiment voir la réalité. Cette descente est épique; relativement abrupte et étroite! Pour les premiers, du talent, la technique du trépied et un freinage appuyé des skis permet d’y arriver rapidement. Pour les suivants, comme moi, ce sera un peu plus ardu. Avec de la prudence, on y arrive et le refuge du Ruisseau-Creux se dévoile. Il est identique à celui du Cabourons. Ce qui est différent mais prévu, c’est la non présence de bois de chauffage; pas une buche en vue! À l’aide de ma pelle, j’ai creusé à plusieurs endroits pour trouver, au mieux, des buches pourries et gelées. Chantal et moi concluons que le dodo sur place n’est pas possible; je suis très déçu. Dormir en forêt est un moment magique pour moi. Nos amis allumeront tout de même le poêle avec des branchages pour rendre notre dîner plus agréable. On se remet sur nos skis pour le retour.

La montée du premier kilomètre est intense puis le retour se fait à un rythme élevé, pour nous, le duo massivement chargé; jamais sommes nous aussi lourd pour une randonnée d’un jour. L’avantage sera que les mains et les pieds ne gèleront pas à ce rythme. La forêt enneigée est encore très agréable. La cinquantaine de mètre qui sépare la sortie du bois des voitures sera la plus difficile de la journée; le vent arrache même une mitaine des mains de Chantal lors de la prise de photo finale. Encore une fois, personne ne perdra de temps pour quitter les skis et monter en voiture. Brrrrrrr, il fait vraiment froid! Nous sommes tout de même très satisfait de la découverte du potentiel skiable du secteur. Il serait même possible par temps clément de revenir par une boucle alternative, question d’en voir plus. Maintenant, souhaitons que le SIA offrira le refuge du Ruisseau-Creux en destination hivernale! Il serait même tout à fait pensable de s’y rendre en raquette ou en skis-raquette!

Comment se rendre au départ de la randonnée: Fichier GPX pour votre GPS

Aller-retour vers le refuge du Ruisseau-Creux: Fichier GPX pour votre GPS