Tag Archives: Tourisme

20Fév/19

Parcours: Boucle alternative à ski pour la Grotte des Fées – 17.5km

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La Grotte des Fées est skié habituellement via la route du peintre. C’est une petite randonnée amusante dans le secteur de St-Léandre. J’avais le goût de m’y rendre via le rang 6 de St-Ulric depuis y avoir passé à vélo en 2018. Encore une fois, Chantal sera parti d’une idée lancée pour bâtir un tracé qui sera plus qu’un aller-retour puisque l’on hait ben ça les aller-retour!!!!

Nous avons stationné la voiture au bout du rang 6 de St-Ulric, là ou la charrue se tourne de bord! Nous sommes montés sur nos skis en descendant de l’auto et débuté la randonnée en nous dirigeant sur ce qui donnait l’impression d’être la suite du rang 6, possiblement un chemin privé ou un chemin non officiellement déneigé bordé de terrain privé. Après quelques centaines de mètres, nous avons tourné à gauche sur la piste de VTT d’été. En pratique, on reste sur le sentier de VTT et au moment de tourner en direction de la Grotte des Fées, le tracé GPX vous permettra d’approcher le lac Adèle avant de revenir vers la Grotte. On monte pas mal jusque là.

Selon les conditions de neige, il sera possible d’approcher la Grotte. Dans notre cas, le couvert de neige nous compliquait un peu trop la vie pour parcourir les derniers mètres; ce sera partie remise! Le retour se fera en douceur de façon très agréable. Il sera préférable de suivre le tracé GPX puisqu’une courte section (environ 100 mètres) se fait en forêt; une belle randonnée de ski de fond hors piste en Matanie!!!

Fichier GPX pour votre GPS

12Fév/19

Parcours: le refuge du Ruisseau-Creux sur le SIA – 14 km

Photos: Chantal Quintin

Dernièrement, nous étions à la recherche de parcours de ski de fond hors piste avec refuge  en dehors des circuits habituels dans notre région (pensons Parc de la Gaspésie ici). Après un passage très agréable au refuge des Cabourons en janvier 2019, l’idée de regarder ailleurs du côté  du SIA s’est précisée. Nous connaissions déjà le refuge du Corbeau (St-André de Restigouche dans la MRC d’Avignon) pour y être allé en 2018. Notre investigation nous indique que de skier au delà du Corbeau en direction de la Matapédia est un risque d’échec cuisant. Par contre, skier du village de Ste-Marguerite-Marie en direction du refuge du Ruisseau-Creux semble tout à fait réalisable.  Contrairement au Corbeau et au Cabouron, le SIA n’en offre pas la location hivernale puisqu’ils ne peuvent garantir l’approvisionnement en bois. Nous avons décidé, ma complice Chantal et moi de prendre la chance. On charge nos sacs à dos de 55 litres pour passer la fin de semaine en forêt, on s’adjoint des amis skieurs pour nous aider à ouvrir la piste et on paiera le SIA si on y dort.

Le froid est plus que présent ce 9 février 2019. En montant de Causapscal vers Ste-Marguerite, le mercure passe à -20C. Et on ne parle même pas des vents! Les bourrasques dépasseraient les 80 km/h! Il fait tellement froid, qu’à l’arrêt des véhicules, c’est chacun pour soi! Quand les bottes et les skis sont chaussés, c’est impératif de skier! On se regroupera vers la fin du premier kilomètre. Le sentier du SIA est bien protégé par la forêt ce qui nous rendra la température agréable. La neige qui aurait du être glacée après le 2e épisode de verglas en quelques semaines est vraiment agréable à skier. Les arbres sont chargés et givrés pour le plaisir de nos yeux.

Après à peine 6 kilomètres sur terrain plat, on doit attaquer la descente vers le refuge. J’avais vu la carte et les courbes de niveau. J’avoue que je ne voulais pas vraiment voir la réalité. Cette descente est épique; relativement abrupte et étroite! Pour les premiers, du talent, la technique du trépied et un freinage appuyé des skis permet d’y arriver rapidement. Pour les suivants, comme moi, ce sera un peu plus ardu. Avec de la prudence, on y arrive et le refuge du Ruisseau-Creux se dévoile. Il est identique à celui du Cabourons. Ce qui est différent mais prévu, c’est la non présence de bois de chauffage; pas une buche en vue! À l’aide de ma pelle, j’ai creusé à plusieurs endroits pour trouver, au mieux, des buches pourries et gelées. Chantal et moi concluons que le dodo sur place n’est pas possible; je suis très déçu. Dormir en forêt est un moment magique pour moi. Nos amis allumeront tout de même le poêle avec des branchages pour rendre notre dîner plus agréable. On se remet sur nos skis pour le retour.

La montée du premier kilomètre est intense puis le retour se fait à un rythme élevé, pour nous, le duo massivement chargé; jamais sommes nous aussi lourd pour une randonnée d’un jour. L’avantage sera que les mains et les pieds ne gèleront pas à ce rythme. La forêt enneigée est encore très agréable. La cinquantaine de mètre qui sépare la sortie du bois des voitures sera la plus difficile de la journée; le vent arrache même une mitaine des mains de Chantal lors de la prise de photo finale. Encore une fois, personne ne perdra de temps pour quitter les skis et monter en voiture. Brrrrrrr, il fait vraiment froid! Nous sommes tout de même très satisfait de la découverte du potentiel skiable du secteur. Il serait même possible par temps clément de revenir par une boucle alternative, question d’en voir plus. Maintenant, souhaitons que le SIA offrira le refuge du Ruisseau-Creux en destination hivernale! Il serait même tout à fait pensable de s’y rendre en raquette ou en skis-raquette!

Comment se rendre au départ de la randonnée: Fichier GPX pour votre GPS

Aller-retour vers le refuge du Ruisseau-Creux: Fichier GPX pour votre GPS

29Jan/19

TOURISME: Fin de semaine au refuge Le Cabourons!

Élément fondamental d’une randonnée de ski de fond hors-piste ? Le refuge bien évidemment!!! Quelques circuits, existent dans le Parc de la Gaspésie. Bien qu’extraordinaires, on fait le tour rapidement et le besoin de nouveautés se fait sentir. Où pourrait-on skier et  dormir confortablement? Un peu de recherches et un retour en mémoire nous offrent une option; le Sentier International des Appalaches (SIA) propose des refuges! Je dis retour en mémoire puisqu’il y a quelques années, avec le groupe de Matane, nous avions skié et mangé au refuge Les Cabourons (arrière-pays de Mont-Saint-Pierre); j’avais beaucoup apprécié. Pas besoin d’une étincelle plus grande pour lancer Chantal dans le traçage de parcours de ski, de plus en plus fous pour vivre une aventure de trois jours dans ce secteur !

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Les Cabourons est le premier refuge à l’extérieur du Parc de la Gaspésie pour les randonneurs du SIA en direction de Cap Gaspé. Il se situe en altitude dans l’arrière-pays du village de Mont-Saint-Pierre en Haute-Gaspésie. Après avoir fait notre réservation pour deux nuits auprès du SIA, nous montons sur nos skis au bout de la route Auclair (viallage de Rivière-à-Calude) avec nos lourds sac à dos. La première étape consiste a emprunter la route Castonguay (que nous connaissons par une aventure à vélo réalisée en 2017). Ce segment qui est également utilisé par des motoneigistes nous mène, doucement, en direction de la coulée des Cabourons, une longue montée avec un dénivelé de 500 m sur 5 km nous menant vers les lacs du même nom.  Nous appréhendions les conditions de neige puisque le verglas tombé la veille risquait de gâcher notre terrain de jeu. Pour cette première journée, la neige même un peu plus glissante, était skiable. Le passage de motoneigistes avait compacté la neige mais les conditions étaient glacées si bien que les peaux seront nécessaires pour la montée. Le trajet jusqu’au refuge se fera aisément avec une arrivée avant la noirceur malgré notre départ tardif. Par bonheur, la séance de pelletage est très courte, le refuge est propre, le bois de chauffage est accessible et le poële est vaillant! Le défi de la soirée sera de trouver la toilette et de creuser une tranchée pour s’y rendre. Quel plaisir de se retrouver dans un environnement aussi silencieux avec en prime un ciel étoilé magnifique !

Fichier GPX pour votre GPS de cette première journée

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Après une bonne nuit à se relayer au chauffage du poële et un déjeuner copieux, quel sera le plan de la journée? Nous avons plusieurs options. Chantal me propose des boucles de 13km et 21km sur le plateau. Elle me propose aussi de skier le sentier du SIA en direction du Parc de la Gaspésie et ensuite d’approcher le Mont des Pics,  montagne d’une altitude de 900 mètres située dans la réserve faunique des Chic-Chocs. Le dernier est très intéressant! Cette montagne nous intrigue pas mal depuis 1 an mais une question demeure est-ce que le sentier du SIA vers le Parc de la Gaspésie est accessible en ski ? C’est aujourd’hui que nous décidons d’y répondre ! Sans thermomètre il est facile de se rendre compte que la température est facilement autour de -20C. Il fait froid. Le temps est clair. On se dirige sur le SIA en passant dans notre tranchée pour la toilette et en grimpant à travers les arbres la pente abrupte derrière le refuge. Nous sommes rapidement sur un chemin large que les motoneiges hors-piste ce seront fait plaisirs à labourer sur quelques kilomètres. Peu importe, la vue sur la vallée du Mont-St-Pierre ainsi que les différentes coulées est imprenable. La croute a durcie pendant la nuit et porte très bien. Un peu de neige nouvelle par endroits nous oblige a faire la transition de conditions très rapides a très lentes. Le faible poids de nos sacs en mode « jour » nous permet de revenir en mode « skieur » plutôt que simple « transporteur » et d’apprécier.

Après quelques kilomètres, le chemin devient un sentier, superbe avec ses arbres chargés de neige. Les bornes du SIA sont encore relativement visibles pour nous aider. Les ruisseaux demandent un peu d’attention pour traverser sécuritairement. Bien que nous descendons, tout se fait en douceur. Dépassés l’entrée du Parc de la Gaspésie, nous devions traverser la rivière Mont Saint-Pierre pour emprunter  la route du même nom afin de nous diriger vers le Mont des Pics. Ouais… S’il y a déjà eu un pont, il n’est plus là et sans prendre de risque, le plan est peu possible. Nous retournons sur nos pas. Nous sommes à moins de 5 kilomètres du camping du Mont Jacques-Cartier; surpris que le SIA soit aussi aisément skiable. Le retour se fait aussi bien que l’aller, avec des vues imprenables sur les montagnes et la vallée. Petite surprise par contre; comment est-ce possible que des traces de skis se trouvent sous un arbre s’il n’est pas tombé après notre passage? Chanceux peut-être! Avec le froid qui me gèle les doigts et les orteils pendant toute la journée, revenir au chaud dans le refuge en fin d’après-midi est un petit-bonheur partagé.

Un peu de vino, un bon souper, la chaleur du poële à bois, que c’est bon au Cabourons!!!

Fichier GPX pour votre GPS de cette deuxième journée

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Seconde bonne nuit dans le refuge; éveil en sursaut par manque d’oxygène tellement la seule buche d’érable embrasait l’efficace Drolet! Après un autre copieux déjeuner incluant du bacon sur le poële, le ramassage de nos possessions et un petit ménage du refuge nous remontons sur nos skis. Nous avions au préalable évalué nos options de retour. Le plus simple serait la descente par la coulée des Cabourons, chemin emprunté à l’aller. Pourquoi ne pas amalgamer quelques tracés? Nous emprunterons en partie la boucle de 21km puisqu’elle emprunte une bonne section du SIA et pourrions la connecter sur la Coulée d’Épiphane; un retour à notre point de départ sans emprunter de terrain connu. La descente pourrait être difficile mais, pour nous, rien d’impossible!!!

Comme la veille, le SIA est tout à fait skiable et nous permet de voir les montagnes et les multiples vallées. Nous croisons plusieurs pistes d’orignaux qui compliquent quelques peu notre avancée. Notre seul ruisseau à traverser de la journée est difficile. Je tente la création d’un pont de neige pendant que Chantal cherche une brèche. Elle y arrivera plus rapidement que moi. Encore une fois, mes pieds et mes doigts gelés nous feront presser le pas et avaler un sandwich trop rapidement. Avec un peu de patience, nous sommes au point d’entrée de la Coulée d’Épiphane, mon intérêt personnel de cette journée! Nous devons revenir sur nos pas d’une centaine de mètres tellement le début du chemin est imperceptible. À l’aide du GPS, nous nous engageons sur ce qui devrait être ce chemin d’accès. Il y a en apparence un possible étroit sentier; avec par moment des arbres en son centre. La neige ne porte pas et on recule plutôt qu’avancer. Quelle distance devrions-nous faire dans ces conditions? Sans changement, plus de 10 kilomètres. Le choix est facile; nous abandonnons le  «chemin» de la coulée d’Épiphane pour continuer vers celui de la coulée des Cabourons, une valeur sure.

Notre progression sera difficile sur les 2 prochains kilomètres. La croute très très mince dans ce secteur ne porte pas du tout. Nous devons l’écraser et nous enfoncer à chaque pas. L’énergie se consomme à un rythme élevé avec le poids de nos sacs à dos. Nous entamons la longue descente des Cabourons avec des batteries un peu faibles. Nous réalisons rapidement que nos cuisses ne sont pas dans un meilleur état et que la condition de la neige additionnée à la surface durcie par les motoneiges rendront les kilomètres qui suivent plus périlleux; quelques chutes suivront.  Chantal, usant de sa grande sagesse , déchaussera ses skis. Le plat retrouvé en traversant la Rivière-à-Claude, nous permettra un retour à la voiture vers 16 heures. Quelle belle aventure!!!

Fichier GPX pour votre GPS de cette troisième journée

15Jan/19

INSPIRATION: 2 boucles dans la Réserve faunique Duchénier (Rimouski)

La Réserve faunique Duchénier, dans l’arrière-pays de Rimouski, est un vaste territoire connu pour ses activités de pêche, de chasse et de plein air (canot et kayak principalement). Qu’en est-il pour le ski de fond hors-piste? Le potentiel est assurément très grand! Malgré une fin de semaine qui s’annonçait froide, ma complice Chantal a tracé 2 circuits potentiels en s’inspirant des sentiers d’hiver suggérés par la réserve et des chemins existants puis lancé l’invitation pour nous adjoindre des équipages de valeureux explorateurs.

La Boucle de l’érablière (9 kilomètres)

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Cette boucle déjà offerte par la réserve Duchénier piquait notre curiosité. Son accès se fait à partir de l’accueil, secteur de Saint-Narcisse.  On dépasse l’accueil et le second bâtiment puis on tourne à gauche sur ce qui doit être un chemin en été. Après quelques centaines de mètres, on tourne à gauche à la pancarte « Sentier ».  Celui-ci longera la rivière Rimouski pour une très grande partie du trajet. La forêt est très variée et c’est très beau! On y voit des très gros bouleaux jaunes (merisiers). Le sentier est facile à suivre et peu encombré si ce n’est quelques arbres tombés. Au bâtiment de l’érablière, si le chemin est déneigé, on doit y skier pour moins d’un kilomètre afin de revenir à notre point de départ. Au passage, allez enlacer le cèdre géant!

Parcours principalement plat avec quelques montées très raisonnables et une descente un peu abrupte (le fun!!!) si la boucle est effectuée dans le sens horaire. Il est possible d’allonger le parcours puisqu’il y a d’autres sentiers dans le secteur.

Merci aux autres membres de notre groupe, Chantal, Régis et Élisabeth!

Note: Il est possible de s’y retrouver sans GPS mais c’est facilitant. De plus plusieurs variantes sont possibles. Voici le fichier GPX de notre randonnée pour vous inspirer.

Fichier GPX pour votre GPS

Boucle du chalet no 3 au Grand Sault (12 kilomètres)

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Après quelques recherches sur les cartes de la réserve Duchénier et suite à des visites d’exploration une boucle permettant de se rendre à la chute du Grand Sault (point de vue aménagé par le Canyon des Portes de l’enfer) et ce à partir de la réserve Duchénier semblait être possible, mais surtout magnifique ! L’accès de cette boucle s’effectue près du chalet no 3, non loin de l’accueil de Saint-Narcisse. En ce début 2019, le chemin est déneigé jusqu’à cet endroit car l’hébergement est offert durant la saison hivernale pour ce chalet.

À partir du chalet no 3 on prend le chemin en direction du chalet no 4 et no 5. Un pont permettant de traverser la rivière Rimouski est situé à moins d’un km de notre départ. On continue en direction du chalet no 5. La traversée sur le pont afin d’explorer un autre secteur de la réserve sera pour une prochaine fois.  Le sentier longeant la rivière Rimouski à partir du chalet no 5 devient de moins en moins défini. De plus, il est encombré à quelques reprises par des arbres tombés. Sans doute, un ancien chemin peu entretenu depuis les dernières années mais qui offre un fort potentiel avec ces nombreux points de vue sur la rivière Rimouski.  Quelques km plus loin nous quittons la réserve pour nous retrouver sur le territoire du Canyon des Portes de l’enfer. On y croise une petite halte qui sera bienvenue pour notre repas. Quelques centaines de mètres plus loin, nous atteignons la chute du Grand Sault; toujours impressionnante et une première pour nous tous en hiver. Intéressant de croiser des skieurs de piste qui arrivent du Club Mouski et ce grâce aux pistes tracées par le club. Quant à nous, notre retour se fera via le chemin de l’accueil du Canyon puis un ancien chemin, parallèle au sentier de l’aller.  Ce secteur est superbe dans cette lumière de fin d’après-midi. De plus ce chemin nous permet de progresser plus rapidement que notre chemin à l’aller,  car celui-ci semble avoir été entretenu. Le dernier km se fait sur le chemin d’accès emprunté quelques heures plus tôt.

Merci aux autres membres de notre groupe, Chantal, Nicolas et Virginie!

Note: Parcours principalement plat avec quelques montées très raisonnables et quelques descentes en douceur. Il est aussi possible d’allonger le parcours puisqu’il y a d’autres sentiers dans le secteur. Il est aussi possible de s’y retrouver sans GPS mais c’est fortement recommandé. De plus le réseau cellulaire n’est pas toujours disponible.

Fichier GPX pour votre GPS

18Déc/18

TOURISME: Exploration de Champs-de-Mars vers le Macoun !

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Texte: Chantal Quintin

Depuis une aventure dans l’arrière-pays dans le secteur d’Ernest-Laforce l’année dernière  Guy Bouchard et moi avions en tête d’explorer d’avantage ce secteur via une traversée Ernest/Macoun/Champs-de-Mars pour un total de près de 20 km (aller seulement). Tracé GPS en main (un grand merci à Jean-Louis Arsenault) nous profitons d’une journée printanière en ce 16 décembre avec un soleil radieux sans aucun nuage pour tenter notre chance vers ce secteur.  Nous débutons notre aventure par Champs-de-Mars. La journée précédente nous avions tenté un départ par Ernest-Laforce, mais le manque de neige dans la « skin track » nous a fait rebrousser chemin. L’avantage de débuter par Champs-de-Mars est qu’en moins de 5 km, nous sommes rendus au sommet, avec une bonne montée soutenue (les peaux d’ascensions sont indispensables à mon humble avis).

À peine midi et nous sommes au sommet. Nous profitons de la vue FABULEUSE et repartons en direction du Macoun. Nous bifurquons légèrement du tracé prévu pour suivre des traces que nous pensions alignées sur notre objectif. Après une magnifique descente en douceur dans un sous-bois dégagé, les traces que nous suivons font demi-tour ! Quant à nous, nous décidons de tenter de rejoindre notre tracé initial. Bien que nous sommes à environ 100 mètres de celui-ci, la densité des arbres, la pente, la présence de troncs d’arbre au sol nous empêchent de progresser, et ce même après 1 heure d’effort et aussi…d’entêtement ! Bref, nous prenons la difficile décision de retourner sur nos pas; la journée avance rapidement et nous savons que les journées sont courtes à cette période-ci de l’année !

Retour sur le sommet de Champs-de-Mars, nous appréhendons la prochaine descente due à notre manque d’expérience sur cette montagne et ce type de pente. Nous décidons de descendre dans sa partie moins abrupte ce qui nous amène dans un sous-bois, beaucoup plus difficile que le premier! Un coup lancé, pas le choix, on continu. Heureusement j’étais chaussé d’un équipement très léger mais à la hauteur de ce type de descente (Voile Hyper Vector BC vendu chez Vélo Spécialité, fixations Fischer Tour Speed Turn (Dynafit) et bottes Fischer Traverse (skimo). Ces skis m’ont permis d’avoir le contrôle voulu, mais je ne les aie sans doute pas honorés de part mon élégance et ma grâce dans la descente. En toute franchise, bien qu’au départ j’étais réticente à troquer mon équipement pour cette aventure, la descente de ce secteur avec mes skis habituels (Madshus eon, bottes Alaska avec fixation 75mm) n’aurait pas été de la tarte ! Suite à cette expérience, je me questionne même sur la traversée vers le Macoun avec mon équipement de ski de fond hors-piste !

Ceci dit, cette traversée fera encore partie d’un de mes objectifs de la saison 2019 !
Je tiens à remercier Guy Bouchard et Marc Dionne pour m’avoir fait essayer un équipement extraordinaire pour cette aventure! Ma première expérience en « haute route » fut mémorable ! Espérons qu’ils ne soient pas trop endommagés (pas du tout!) à cause de la présence de branches que j’ai croisée sur ma route à vive allure !

30Oct/18

Marche: Les sentiers de la croix Mondrain de St-Anaclet – 3.5km

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Parce que l’on marche aussi en sentiers et même si Vélo Spécialité ne vend pas de produits reliés à cette activité (si ce n’est des bas imperméable et des sacs à dos), on débute une section Parcours – Marche pour proposer des sentiers le fun à découvrir. On débute avec une belle surprise soit les sentiers dans le secteur de la croix Mondrain de St-Anaclet près de Rimouski.

Malheureusement, je n’ai pas pris de photo de la croix Mondrain. De plus, il semble exister peu de documentation s’y rattachant. La croix actuelle affiche un plaque qui établit sa construction en 1989. Certains textes parlent de la bénédiction de la croix du Mondrain en 1942. Il y aurait probablement eu une croix plus ancienne installée comme la croix actuelle sur la petite montagne Mondrain. Cette dernière aurait seulement été baptisée (la montagne) officiellement le 5 septembre 2014 par la Commission de toponymie du Québec (CTQ) à la demande des Jardins du Mondrain.  Il y aurait une cache dans le secteur pour les amateurs de geocaching.

L’accès au sentier public entretenu par la municipalité se fait en bordure du Rang 3 à quelques centaines de mètres à l’ouest de la route Melchior-Poirier. L’ascension vers la tour se fait rapidement puisque ça monte assez sec. Le sentier était bien dégagé à notre passage. Le point de vu sur le village au sommet est très intéressant mais la surprise est que le sentier se poursuit vers l’ouest en se tortillant à travers une forêt de pins et de cèdres. Il suit la crête rocheuse en surplomb. C’est superbe! Un peu avant d’atteindre la ligne de transmission électrique, il plonge, presque litéralement, vers le nord en longeant la falaise; prudence! On marche quelques centaines de mètres dans la piste de VTT officielle puis on entre de nouveau dans la forêt pour remonter à mi-chemin de la croix et de la sortie. Randonnée un peu sportive avec de beaux points de vue, à quelques kilomètres de Rimouski! Ça vaut le détour.

Fichier GPX pour votre GPS

16Oct/18

TOURISME: Sentiers de vélos de montagne de Bonaventure

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Les astres, à l’occasion, s’alignent rapidement. Nous avions en cette fin de semaine du congé de l’Action de grâce 2018, une rencontre d’amis prévus depuis peu à Bonaventure. Notre copain Nelson C. de retour d’une formation en entretien de sentiers dans la Baie des Chaleurs la semaine précédente, nous a aussi pistonné à propos de nouvelles trails de vélo de montagne dans ce secteur. C’était suffisant pour allumer l’étincelle de l’exploration!

L’entrée du « Parc »

L’info que nous avions étaient de nous rendre sur le Chemin Thivierge près de l’aéroport pour entrer dans ce qui est surnommé « Le Parc » par les deux Serge, les valeureux travailleurs de sentiers. Confirmé par nos amis (Merci Gino et Éloi!), l’entrée s’y trouve effectivement et balisée de plus! Notre balade en sera une de découverte et de surprises! Le fameux « Parc » est vraiment amusant et l’espace est utilisé judicieusement afin d’obtenir un maximum de distance. Il y a eu beaucoup de travail « au pic et à la pelle » dans ce secteur. Pour ce que nous avons roulé, tout est au maximum en « carré bleu » selon moi; pas de losange noir!

Sentiers partagés!

Au bas du « Parc », des affichettes « Chevaux » et « Vélos » piquent notre curiosité comme le nom d’un sentier (Le Malin). Et si ça nous emmenait vers le fameux « Malin » sur la rivière Bonaventure? Eh bien oui!!! 2.5 kilomètres de sentiers de largeur de VTT, emprunté que très très occasionnellement par les chevaux nous connectent au Chemin Ambroise qui lui, rapidement nous dirige au « Malin ». À partir du stationnement, il y aura au moins 2 autres kilomètres de sentiers qui seront nettoyés en 2019. Étant un peu coincé par l’horaire, nous retournons à notre point de départ via la route Forest.

Le fichier GPX téléchargeable plus bas montre le secteur entretenu par les 2 Serge et qui obtiendra de l’aide de la municipalité de Bonaventure en 2019 selon Serge Arsenault, que j’ai contacté à mon retour. Il est aussi possible d’agrandir la boucle entre autre en passant par ce que les locaux appellent le Mecok et d’autres sentiers de VTT. Nous avons été très impressionnés par le travail effectué et le potentiel futur. Est-ce que cela vaut le coup d’y arrêter? Pas de gêne!!!!

Fichier GPX pour votre GPS

04Oct/18

Les premiers vélos à assistance électrique au sommet du Logan?

Dès la réception de mes premiers vélos de montagne à assistance électrique en magasin, je me suis demandé si c’était possible de faire de nouveau un aller-retour vers le sommet du Mont Logan (1150 mètres d’altitude). Les premiers acheteurs avaient la même question! Nous ne faisons plus ce périple depuis quelques années déjà; pourquoi se la donner aussi difficile dans la vie!

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Il est possible d’atteindre le sommet de cette montagne à vélo par la Réserve faunique de Matane (trop facile), par le village de St-Octave-De-l’Avenir (impossible en ce 27 septembre 2018 du à la chasse à l’orignal) et via le sentier Le Norois au bout de la route 11, dans le Parc de la Gaspésie. Ce sera notre choix. De plus, il nous offre un peu de latitude; l’aller-retour est au minimum de 45km (à partir du Lac Thibault) jusqu’à 100km à partir de la 299. Nous choisirons une distance intermédiaire dictée par la capacité de la batterie de ma monture (Moustache Saturday 27 Trail 4 – 500Wh) et mon estimation du niveau de difficulté; ce sera un départ du Lac Paul.

10h du matin, mon partenaire d’aventure pour la journée et ami, Jean-Louis, les vélos et moi, sommes prêts. Le secteur est loin de m’être inconnu puisque je l’ai pédalé plus du dizaine de fois dans les vingt dernières années, même dans la neige: c’est sans aucun doute ma randonnée à vélo fétiche! J’apprendrai tout de même beaucoup de chose pendant la journée grâce à mon accompagnateur, ancien agent de la faune dans le secteur. La température est idéale, agréable même parfaite pour parcourir le Norois (fermé à la circulation automobile à partir du Lac Thibault) qui grimpe abruptement par moment, particulièrement à l’approche des refuges la Chouette et la Nyctale. La pluie des derniers jours a gonflé le Ruisseau aux Saumons que nous croisons à plusieurs reprises. Le sentier, assez large pour les besoins de circulation des 4X4 de la Sepaq, devient lui même ruisselant par moment.

Arrêt mérité au 1er refuge

Nous sommes au premier refuge vers 11h30 (1h30 pour monter!!!!) pour grignoter un demi sandwich et s’imprégner de la vue incroyable que nous avons sur le Logan. Nous repartons pour l’approche de la montagne et nous nous engageons sur le dernier « pitch »; ce ne sera pas une 2e réussite à vie « sans mettre le pied au sol » pour moi même si le Moustache, avec son moteur Bosch CX en mode eMtb , se jouait des gros cailloux mais son pilote a manqué de souffle! Sommes nous les premiers cyclistes avec vélos à assistance au pied de la tour de communication juchée au sommet du Mont Logan? Peut-être! Probablement! C’est clairement un des endroits que je préfère sur cette planète! La vue et imprenable comme à chaque fois, quand le ciel est aussi dégagé. La faune nous fait même un clin d’oeil; un aigle royal vole sur notre gauche et un ours noir vaque à ses petites affaires 1km droit devant nous. Pour le simple plaisir de nos yeux, nous empruntons à pied le sentier du SIA sur environ 1 kilomètres vers le point de vue.

9km d’autonomie au sommet du Logan?

Mon écran affiche 9 km d’autonomie restante. Après 29km et la moitié de la randonnée, c’est un peu préoccupant. J’ai tout de même roulé frugal en mode ECO sauf quand j’avais besoin de plus de poussée. Nous redescendons, avec prudence, particulièrement dans la section abrupte, jonchée de gros cailloux instables. Autre passage au refuge pour finir notre dîner et entreprendre le retour. Comme à l’aller, les perdrix nous bloquent presque le chemin tellement elles ne sont pas farouches. La perte des boulons du porte-bagage de Jean-Louis ralentira quelque peu son ardeur dans les sections raboteuses.  Contrairement à lui, avec ses deux batteries de 400Wh, je dois surveiller ma consommation électrique; après une légère remontée de mon autonomie à 15km, elle descend tout en douceur. Je ne me permet plus de passer au dessus du mode ÉCO et pour le derniers 10km, j’enlève l’assistance sur le plat. Au retour à la voiture, après 58km sur mon cyclomètre Garmin, mon écran Bosch me donne encore 1km d’autonomie; ce fut juste!!!!

Bilan?

  • 58km sur un sentier raboteux comme je les aime et parfois très abrupte
  • 1500m d’ascension
  • La batterie 500Wh a été suffisante
  • Les 2 moteurs Bosch CX eux, n’ont jamais manqué de souffle
  • Le Moustache Saturday 27 Trail 4 et le iZip E3 Sumo ont été parfaits
  • Une quinzaine de gélinottes, 2 orignaux, 1 aigle royal et 1 ours
  • Une journée mémorable en agréable compagnie!

 

Tracé GPX de la randonnée

11Sep/18

Passage à l’Auberge de Montagne des Chic-Chocs!

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1 mois et 1 jour après la livraison des vélos de montagne à assistance électrique Raleigh Tokul à l’Auberge de Montagne des Chic-Chocs (la Sepaq), nous étions présents sur place pour un peu plus de 24 heures afin d’en faire la vérification. Leur popularité est telle que nous avons du nous organiser un horaire avec les clients de l’auberge pour les subtiliser à tour de rôle! 544 kilomètres en 1 mois; record du parc de vélos à assistance et surprise totale pour moi et l’équipe. Comment se porte la flotte? Très très bien! J’ai du faire du serrage de boulons mais absolument rien d’exceptionnel et surtout, les moteurs Bosch n’on pas fléchis à la tâche.

Nous avions aussi le bonheur d’explorer le territoire avec nos vélos le samedi et les Raleigh le dimanche. L’objectif était de se faire plaisir mais aussi de constater l’état des sentiers pour fournir des recommandations au directeur de l’auberge (pour l’entretien des vélos).  Nous avons roulé sur le sentier de l’épaule (refuge Palatouche) le samedi, en direction du lac Bardey via le sentier du Garrot et sur un vieux chemins en direction du mont Frère du Nicol Albert le dimanche: il y a du dénivelé à souhait et c’est évidemment plus agréable avec un vélo à assistance électrique! L’Auberge de Montagne a une ligne prometteuse pour les prochaines années!

Nous tenons à remercier M. Guy Laroche (directeur de l’auberge) et toute l’équipe (dont les guides) pour le séjour mémorable. La chambre était douillette, la bouffe était incroyable et le contact humain avec les employés ainsi que la clientèle tellement enrichissant.

Avec l’espoir d’y retourner!!!!

31Août/18

Tourisme: Exploration et FAT bike en Minganie

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Attiré depuis longtemps par la possibilité d’explorer les plages de la Côte-Nord, accompagné d’une complice elle, rêvant de se remplir les yeux de la beauté et de tout l’exceptionnel offert par la Minganie, nous n’aurons pas été déçu! Comme tout voyage, les miens à tout le moins, il a été trop court. Il reste tellement à voir!

Nos premiers tours de roue se sont fait dans le secteur du village de Magpie, en partant du havre, minuscule maintenant mais important jadis. Le premier contact avec le sable de la Côte-Nord est surprenant: il est très très meuble par moment! Premier contact aussi  avec du roc différent du nôtre et le constat que les rivières sont énormes. Elles seront impossibles à traverser avec les vélos si jamais…

L’objectif à demi avoué de ma complice Chantal est de pédaler les platiers rocheux parmi  les monolithes de la Minganie. Plusieurs essais auprès de Parcs Canada seront vains; préposés, gardes-parc, opérateurs, la réglementation interdit la présence de vélo dans la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan. Le plan B, avec les suggestions de Mathieu de FAT bike Minganie, est l’exploration de Grande-Pointe à environ 10 km à l’est de Havre St-Pierre. Chantal avait préparée une grande boucle qui pouvait potentiellement coincer à quelques endroits (falaises). La section la plus à l’ouest devrait être sur sable pendant que la section  la plus à l’est pourrait offrir des défis intéressants.

Un peu têtu, j’utilise mon vélo; pas question de ne pas rouler une vraie longue plage de sable en Minganie. Ce sera un départ à l’est via la halte touristique et l’espoir d’atteindre la partie ouest sur les vélos. J’aurai ma longue plage de sable MAIS nous devrons virer de bord; la falaise de roc bloque notre passage et la voie de contournement possible sur un ancien sentier est impossible. On retourne à la voiture, chargeons les vélos et tentons le coup au bout du Chemin de la Grande Pointe. WOW! Coup de coeur du voyage et expérience inoubliable! La partie à l’ouest de Grande-Pointe, Cap Ferré offre un paysage similaire a celui des îles de Mingan car il appartient à la même formation géologique, des calcaires datant de plus de 450 millions d’années. Ainsi on y retrouve des milieux qui ne ressemblent pas aux paysages typiques de Havre-Saint-Pierre : Lande à cailloutis, platiers rocheux, monolithes, Ruisseau rouge. On pratique enfin du FAT un peu technique dans un environnement surprenant, héritage de plusieurs millions d’années! Ça vaut le détour!!! L’heure avance et devons couper notre exploration avec des coeurs et des yeux remplis. La Côte-Nord, et la Minganie particulièrement, seront des destinations à refaire pour en voir plus!!!

Note: Nous avons marché plus de 75% de la côte de l’Île Quarry (parc national de l’Archipel-de-Mingan) et ce serait en grande partie roulable en FAT bike. Un jours…