Depuis près de 20 ans, j’utilise divers outils de navigation GPS et j’ai été témoin d’évolutions majeures. Mes débuts avec Magellan ont laissé place à des tablettes et téléphones Android utilisant l’application OsmAnd, couplée aux cartes OpenStreetMap qui sont devenues excellentes au fil du temps. Plus récemment, j’ai intégré les cartes topo de Trakmaps — les meilleures que j’ai vues pour le Québec — via le logiciel Basecamp de Garmin. En 2024, j’ai fait l’acquisition d’un Garmin eTrex 22x, un format compact et robuste, idéal pour le vélo, si ce n’était qu’il est un peu lent pour le suivi et que son écran manque de lisibilité. Le 32x, bien qu’un peu plus cher, n’aurait rien réglé sur ces deux points.
La réalité du terrain en ski est différente : sortir un téléphone ou manipuler un GPS au froid à bout de bras en terrain complexe est peu pratique. Si je rêve depuis longtemps de voir mon tracé en superposition dans mes lunettes (une technologie encore à venir), j’ai décidé de m’inspirer des militaires qui utilisent des Garmin Foretrex au poignet depuis deux décennies.

1ère tentative: Pour valider le concept, j’ai bricolé un bracelet pour tester mes eTrex 22x et eTrex SE. Bien que le modèle SE n’affiche pas de fond de carte, sa lisibilité est exceptionnelle pour suivre un tracé, peu importe la luminosité. Les résultats sont probants : cette configuration m’aurait évité bien des hésitations (et les « bougonnages » de mes amis en retrait !) lors de ma dernière sortie de groupe. Seul bémol : l’absence de boussole électronique sur le 22x et le SE fait que le Nord devient instable sous la barre des 3 km/h. C’est acceptable, mais loin d’être parfait. Le concept, lui, est validé.

2e tentative: Un ordinateur de vélo GPS à prix raisonnable, le iGPSPORT BSC200S. Il fonctionne très bien, mais présente deux points irritants : l’absence de boussole électronique (bien qu’à l’arrêt, la flèche reste figée au lieu de tourner) et l’échelle à 50 m, un peu trop grande pour naviguer dans le « très serré » à basse vitesse. C’est tout de même utilisable, mais je recherche encore plus de précision. À vélo, ce serait tout à fait acceptable.

J’avais conservé le plastique de protection d’écran de là les bulles
3e tentative: L’incontournable ordinateur de vélo Garmin Edge 540 avec boussole électronique à trois axes.
Cela fonctionne à merveille sur mon bras en ski, car on peut choisir une échelle aussi fine que 5 mètres. Couplée à la boussole opérationnelle même à l’arrêt, on sait en tout temps s’il faut bifurquer à gauche ou à droite pour suivre le tracé, très visible à l’écran.
Pour le vélo, c’est aussi excellent avec une échelle légèrement plus élevée. En revanche, la configuration est presque cauchemardesque et l’utilisation très peu intuitive. C’est du Garmin tout craché : les montres, les ordinateurs de vélo et les GPS de plein air sont tous gérés différemment. On imagine que les interfaces pour la motoneige, le VTT ou le nautisme doivent l’être tout autant !
« La variable inconnue demeure l’autonomie. En été, j’estime pouvoir tirer une journée complète de navigation du 540. En hiver, porté au bras, ce sera à voir. Je devrai peut-être bricoler un système de chauffage ou utiliser une batterie externe (ou les deux). Une façon d’économiser l’énergie est de diminuer la luminosité, mais c’est là que le bât blesse : en réduisant l’éclairage pour ménager la batterie, on perd justement le principal avantage visuel du Edge par rapport à l’eTrex 22x. »
À suivre!