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19Sep/19

Tourisme: Autre boucle de bikepacking vers le Mont Jacques-Cartier via Rivière-à-Claude

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Les vallées de la Haute-Gaspésie ne cessent de nous inspirer des aventures; les possibilités sont infinies! Chaque exploration nous en suggérant de nouvelles. Le secteur entre la vallée de la Rivière-à-Claude et celle de Mont St-Pierre, nous titillait encore une fois. Il y a 2 ans, nous avions accédé au Camping du Mont Jacques-Cartier via la route Castonguay et un retour via la vallée de Marsoui avec l’ami Taavi. À l‘hiver 2018-2019, nous avions dormi au refuge des Cabourons  sur le SIA et exploré à ski en direction du  Mont Jacques-Cartier. Maintenant, pourrait-on se créer 2 nouveaux parcours assez distinct à l’aide de tout ça?

Chantal, comme à son habitude, nous a bricolé des tracés, à partir du connu par nous, de sentiers de VTT et d’images satellitaires. En pratique, encore une fois, ce sera un succès!

Jour 1 (29km): Nous avons lancé notre aventure au bout de la route Auclair, en demandant la permission de stationner à M. Auclair, arrière petit-fils du premier du même nom à habiter l’endroit. Les vélos chargés de leurs sacs Revelate Designs, nous nous engageons sur le Chemin de la Traverse puis sur la route Castonguay. Après quelques kilomètres, nous quittons la vallée de la Rivière à Claude pour s’attaquer à la coulée des Cabourons; ça monte de façon soutenue sur près de 5 kilomètres pour un gain d’altitude de plus de 400 mètres. C’est clairement la section la plus difficile physiquement. La petite pause sandwich près du lac des Cabourons nous redonnera un peu de vigueur avant de se rendre au refuge du même nom. Il est offert en location par le SIA aux randonneurs; superbe et confortable.  C’est un aussi un camp de base intéressant pour les explorateurs à ski et à vélo. Une personne s’y reposait à notre passage. La suite de notre périple se poursuit sur le SIA (Sentier International des Appalaches) en direction du Mont Jacques-Cartier. Le tracé GPX donne la bonne marche à suivre soit de revenir sur nos pas pour quelques centaines de mètres et de s’engager sur le chemin carrossable sur lequel monte le SIA. Nous, pour se donner un peu de difficulté, nous avons poussé les vélos près de la toilette et sommes montés vers le chemin; à éviter!  La vue sur la vallée de Mont St-Pierre pour quelques kilomètres est très agréable. On s’engage dans un sentier simple trace à la croisée de la frontière avec la Réserve faunique des Chic-chocs; le plus joli du périple! Pour ne pas se retrouver sur le SIA en territoire du Parc de la Gaspésie (ce serait illégal de pédaler là) nous traversons la rivière de Mont St-Pierre (elle est froide!) et montons sur la route no 2 qui nous conduira sur la route no 20 en quelques kilomètres ascendants pour une arrivée au camping du Mont Jacques-Cartier vers 17h. L’accueil est fermé, il y a au maximum 5 sites utilisés donc beaucoup de places libres et Mauricio de la Sepaq nous facilitera la vie en nous apportant du bois pour le feu chasse moustiques (encore!!). La douche chaude, le vino et le souper terminent la journée en beauté.

Jour 2 (44km): Après une nuit paisible et  un déjeuner copieux, nous reprenons le chemin inverse; Route no 20, route no 2, traversée de la rivière, SIA en simple trace puis chemin VTT – 4X4 jusqu’au secteur du refuge des Cabourons. Nous demeurons ensuite sur le SIA mais direction Mont St-Pierre question d’agrandir la boucle. Ça se passera en chemin VTT – 4X4 et là on se sent en territoire de chasse à l’orignal; pas de problème elle n’est ouverte que dans les réserves présentement. Le même secteur à ski l’hiver dernier nous avait fourni de beaux points de vue mais à vélo, ce n’est pas le cas. On dépasse un marcheur qui veut éviter la pluie et se punira de 35 kilomètres de marche dans sa journée. La descente entamée depuis un moment nous fait déboucher sur un sentier officiel de VTT qui longe la vallée de Mont St-Pierre; nous sommes gâtés en panorama grandiose! Nous poursuivons sur ce même sentier de VTT direction Ouest et jouons les touristes en nous rendant à chacun des points de vue suggéré. Nous ne serons pas déçu puisqu’en prime, nous pourrons observer un beau petit buck! La descente vers Rivière-à-Claude est épique avec ses 400 mètres de dénivelé en 4 kilomètres de sentier. Une première pour moi, mon vélo sentait le frein chauffé et je ne suis pas celui qui use le plus ses plaquettes habituellement. Encore une belle balade!!

Jour 1: Fichier GPX pour votre GPS

Jour 2: Fichier GPX pour votre GPS

01Août/19

Exploration de la vallée glaciaire de la Rivière de Mont-Louis en bikepacking !

Texte : Chantal Quintin

Afin de poursuivre notre exploration de  l’ensemble des vallées de la Haute-Gaspésie en bikepacking débutée en 2017 : Manche d’Épée/Gros-Morne en 2018, Rivière-à-Claude/Marsoui en 2017, Cap-Chat/Nouvelle en 2017, celle de la Rivière de Mont-Louis faisait partie de notre liste. Une boucle prévue de 36 km répartie sur deux jours nous laissant ainsi une marge de manœuvre pour explorer ce vaste territoire.

La première journée débute sur le chemin de l’Église dans le village de Saint-Maxime-du-Mont-Louis. Ce chemin longe la rivière du Mont-Louis, puis sa branche ouest, de son embouchure à sa source qui est le lac Mont-Louis situé dans la réserve faunique des Chics-Chocs. Avant l’ascension sur le plateau, nous empruntons les sentiers de la vallée des Pins blancs, sentiers aménagés pour le ski de fond et la randonnée avec la présence de refuge, belvédère d’observation et d’accès à la rivière, gracieuseté de l’Association Chasse et Pêche Mont-Louis.

Le temps est très chaud et humide, 30°C au thermomètre. Les accès à la rivière nous permettent de nous rafraichir dans les eaux typiquement glaciales des rivières gaspésiennes. Après une dizaine de kilomètres, une ascension « gaspésienne » nous attend. Nous croisons une personne en pickup qui nous trouve un peu fou ! Le lac du Mont-Louis arrive à point pour une petite saucette. C’est l’endroit où nous camperons pour la nuit avec une vue au loin sur le mont-Jacques-Cartier et la compagnie d’un couple de huards et des nombreux frappe-à-bord!

La deuxième journée débute avec un café sous un soleil radieux et l’absence de mouches à chevreuil (vivement le vent). Nous quittons notre site de camping et faisons un petit détour de l’autre côté du lac pour jeter un coup d’œil aux chalets qu’offre la SEPAQ; c’est beau mais pas de toilettes extérieures.  Au retour, nous préférons improviser et emprunter les chemins forestiers de la réserve qui nous permettront de rejoindre notre parcours initial. Le GPS est indispensable avec la quantité de chemin au kilomètre carré ! Sur notre route nous croisons une pancarte : sentier de l’orignal. Ce chemin de VTT est plus invitant que le chemin forestier, nous décidons de le suivre. Nous croisons sur notre route trois personnes en vélo de montagne qui connaissent bien le secteur ! Ils nous informent que le sentier de l’orignal permet de rejoindre la crête du côté est de la vallée du Mont-Saint-Pierre et son sommet ainsi que la vallée taconique, reconnue pour le ski hors-piste. Après une pause diner et saucette au Lac Turcotte, nous roulons plusieurs kilomètres sur le plateau, puis arrivons sur le sommet du Mont-Saint-Pierre où nous avons la chance d’assister à un spectacle de haute voltige de parapente et de deltaplane dans le cadre du festival du vol libre.

Plus que 8 km de notre voiture, située au niveau de la mer et nous sommes toujours à 400 mètres d’altitude. Nous empruntons le SIA puis le sentier de VTT pour la descente épique de la crête ouest de la vallée du Mont-Louis avec des points de vue magnifiques.  Une dernière baignade à l’embouchure de la rivière marquera la fin de notre aventure en vélo.

La position de la Haute-Gaspésie entre mer et montagne et son paysage unique de vallées glaciaires place cette région parmi celles qui offrent le plus grand potentiel pour le bikepacking. Notre aventure dans la vallée de la Rivière du Mont-Louis, témoigne de ce fort potentiel. Prochaine destination la vallée du Mont-Saint-Pierre, Rivière Madeleine ou Grande-Vallée ?

Pour vous inspirer dans vos prochaines aventures en Haute-Gaspésie voici le tracé GPS, une boucle de près de 60 km…. finalement 😊

Jour 1: Fichier GPX pour votre GPS

Jour 2: Fichier GPX pour votre GPS

18Juin/19

TOURISME: Mouches et pluie explosent le plan!

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« Moi, je sors du bois! » furent mes dernières paroles dans la Réserve Duchénier le 15 juin 2019! Notre dernière aventure avec dodo en camping et la première de 2019 remontait au 25 avril. Nous en rêvions et la présence de maringoins en pleine ville de Rimouski ne pouvait faire annuler notre plan; pas plus que la pluie prévue! Chantal nous avait bricolé un trajet en collant divers secteurs connus (ski et/ou vélo) mais jamais roulé au même moment. Parcours d’environ 70 km avec un campement potentiel vers 35-40 km. L’objectif est raisonnable.

En moins d’une minute à notre arrivée au Village des sources, notre point de départ, les moustiques nous assaillent. le chargement des montures est pénible. Ce sera mieux en roulant! Effectivement, en pédalant, nous sommes vraiment bien; la température est agréable, si ce n’est un peu humide. La pose sandwich en bordure du Canyon des portes de l’enfer est comme à l’habitude, amusante.  La petite brise produite par la chute nous débarrasse des assaillants. Un chemin découvert à ski l’hiver passé nous permet de rejoindre rapidement la Réserve Duchénier. Nous y pédalons en direction de St-Guy puis nous dirigeons vers le secteur de St-Valérien. Les pausent ne peuvent être longues puisque les moustiques (de toutes sortes) ne nous offrent pas de répit. Vers 16h, on débute notre recherche  de campement. L’idéal serait un endroit très venteux. Un passage étroit entre deux îlots du Lac des Baies pourrait nous offrir la tranquilité nécessaire mais n’offre pas l’espace pour la tente. On devrait monter celle-ci en forêt. Il est tôt, la pluie arrête et recommence à tout moment. Cette option veut dire s’enfermer très tôt à l’intérieur, passer la soirée à éradiquer les bibites entrées avec nous, cuisiner le déjeuner dans le vestibule et partir en catastrophe au matin. TRÈS PEU POUR MOI! Ce n’est pas ça une journée de congé! On va continuer et si rien ne se présente, un motel par exemple, on roulera jusqu’à la maison.

Nous continuons sur le trajet prévu. Il nous emmènerait vers la Montagne Ronde, que nous connaissons. Au moment de prendre le chemin du même nom, nous préférons poursuivre vers St-Valérien; on descend, ce sera plus facile. L’idée de monter vers cette montagne puis descendre dans le canyon de la rivière Rimouski pour ensuite remonter ne nous plait pas beaucoup. C’est énorme comme plan après 17h! Ce que l’on ne réalise pas, c’est que nous en sommes déjà à 50 kilomètres parcourus et qu’ils s’additionneront sans cesse. La route Centrale nous emmènera au Rand 6, sur lequel on passe droit par erreur pour revenir sur la route Gendreau, la route Gosselin, le 4e Rang et un retour à Rimouski par le Chemin Lausanne (autre erreur de direction momentanée).

La journée se terminera avec 91 kilomètres dans les jambes. Ce sera ma plus longue randonnée de FAT bike et la plus longue randonnée de vélo pour Chantal.  En bonus, on dormira dans un lit moelleux et pas de mouches! Nous sommes déçus de ne pas avoir dormi en forêt parcontre…

02Oct/18

Présentation des produits Revelate Designs

Nous vous annoncions dernièrement la distribution des excellents produits de bikepacking Revelate Designs. Nous avons utilisé le plupart des produits pendant l’été et n’avons pas été déçu. Tout est d’une qualité et d’une ingéniosité au delà de nos attentes!!! Voici une courte présentation des sacs Ranger + Mag Tank (cadre), Harness + Salty Roll + Egress + Mountain Feedbag (guidon) et Terrapin System 8L (selle). Ils sont d’une complémentarité et d’une versatilité incroyable. Venez les voir!!!

20Sep/18

ANNONCE: Maintenant distributeur des produits Revelate Designs!

Nous sommes fier d’annoncer que nous distribuons maintenant les excellents produits de bikepacking Revelate Designs. Nous avons utilisé le plupart des produits pendant l’été et n’avons pas été déçu. Tout est d’une qualité et d’une ingéniosité au delà de nos attentes!!! Vous voulez ce qu’il y a de mieux pour vos voyages de vélos ou pour vos déplacements? Pensez Revelate Designs!!! Les stocks varieront selon la disponibilité chez le fabricant et de la demande.

13Août/18

Bikepacking: Gros-Morne en bikepacking…à la prochaine !

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Texte: Chantal Quintin

4e sortie de bikepacking de l’été ! Quoi de mieux que d’explorer les vallées de la Haute-Gaspésie. L’année dernière, une boucle par les vallées de Marsoui et de Rivière à Claude nous avait grandement impressionnée. Ayant en tête cette aventure nous nous lançons cette fois ci vers les vallées de Manche d’Épée et de Gros-Morne (à ne pas confondre avec le Gros Morne de Terre-Neuve). Manche d’Épée est reconnue pour sa réserve écologique de 573 ha. Quant à Gros-Morne, Guy et moi n’avions aucune idée sur ce qu’elle pouvait nous réserver. Pour notre boucle, je trace sur un fond de carte ce qui est pour moi une valeur sûre, un chemin longeant chacune des vallées. Cette valeur sûre fut toutefois remise en question et ce dès la première journée de notre aventure !

Jour  1- Manche d’Épée vers le Lac au Diable

Premier objectif, la vallée de Manche d’Épée, jusqu’au Lac au Diable et possiblement campement le long de la Rivière-Madeleine. Les premiers kilomètres sont magnifiques et faciles à rouler, jusqu’à ce que nous atteignions une signalisation indiquant pont fermé !!! Nous continuons malgré tout (nous avons déjà rencontré des embuches qui nous apparaissaient pire que celle-ci: notamment des barrages de castor). À l’endroit du pont il y a longtemps disparu, la traversée de la rivière n’est pas problématique. Il n’y a qu’un mince filet d’eau dans le lit de la rivière. C’est toutefois le talus que nous devons franchir pour continuer notre chemin qui est plutôt imposant. La force légendaire de Guy se confirme. Il réussit à monter nos vélos chargés sur un talus instable (avec quelques sacres !). C’est à partir de ce point que la suite de notre parcours se complique. La présence d’herbe au genou et même parfois à la taille, le ravinement du sentier engendré par un régime torrentiel des cours d’eau nous amène à pousser les vélos sur plusieurs kilomètres. Arrivée au premier lac, nous apercevons un chalet et heureusement pour nous il y a présence de vie humaine  . Le propriétaire nous informe que le chemin que nous voulons emprunter n’est plus praticable et ce depuis un bon moment ! Il nous conseille de suivre le chemin des éoliennes. Nous remontons sur nos vélos, avec en prime une vue sur les montagnes et les éoliennes. Nous nous rendons sans problème au Lac au Diable, une destination de villégiature connue par la pourvoirie du Camp de la Haute Madeleine. Malheureusement, la présence de nombreux chalets privés rend difficile son accès. Nous pouvons tout de même constater, comme le gardien le mentionnait que son eau est froide et turquoise. Nous continuons notre route vers la ZEC de la Rivière-Madeleine. Cette destination sera la dernière de notre journée. Nous trouvons un endroit magnifique pour passer la nuit le long de la rivière. La température de l’eau est parfaite pour la baignade et nous avons droit à un spectacle d’étoiles filantes (les perséides)!

Jour 2 – Gros-Morne suivi par Manche d’Épée pour retourner à l’endroit où nous avions laissé le véhicule.

La montée de la Rivière-Madeleine vers la route de l’Anse-Pleureuse menant à Murdochville est sportive. Heureusement les chemins improvisés que nous empruntons sont en très bonnes conditions. Nous avons décidé d’opter de rouler sur des chemins forestiers au lieu de suivre mon tracé afin de ne pas revivre notre première journée. Je retrouve ainsi le sourire de Guy lors d’une superbe descente sur près de 10 km dans la vallée de Gros-Morne. À la mi descente je me rends compte que j’ai perdu mon GPS !  Nous effectuons le chemin inverse mais Guy monte en flèche et fait quelques kilomètres de plus  que moi pour retrouver  le GPS, FIOU !

Gros-Morne est notre coup de cœur de l’aventure et ce pas seulement pour la descente. Cette vallée nous offre des points de vue magnifiques sur les montagnes avec un passage de quelques kilomètres dans une érablière. Ce secteur nous donne du courage pour la dernière étape de notre journée la montée entre Gros-Morne et Manche d’Épée par le chemin du SIA sous un soleil de plomb où nous suons notre vie.
Ces deux journées en bikepacking furent remplies de surprises. La vallée du Gros-Morne est notre plus grande surprise de par sa qualité de sentiers et sa diversité de paysages. Nous avons également été surpris de la quantité de chemins que nous avions croisés. Ceux-ci nous réservent sans aucun doute d’autres belles surprises. Toutefois la connaissance du territoire est un incontournable. Ainsi Gros-Morne et l’arrière-pays de la Haute Gaspésie, à la prochaine fois !

NOTE: Il serait beaucoup plus aisé d’atteindre le Lac au Diable via Le chemin du lac au Diable, accès via la 132 à mi-chemin entre Manche d’Épée et Madeleine  plutôt que de monter dans la vallée de la rivière de Manche d’Épée.

Tracés GPX pour votre GPS

Jour 1

Jour 2

 

07Août/18

Bikepacking: La traversée de l’érablière du massif Logan-Coleman

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Ayant skiés l’hiver passé dans l’érablière au pied des monts Collins et Coleman (Réserve faunique des Chic-Chocs), certaines questions demeuraient sans réponses. Le secteur à l’est du ruisseau Côté est-il accessible ? Existe t-il un chemin longeant la limite de la réserve Fernald? Est-il possible d’approcher le lac Windsor, au pied du Mont Logan ?

C’est avec ces questionnements en tête et probablement de quelques autres, ma complice Chantal a tracé un parcours prometteur en y investissant quelques heures. Le plan original de la première journée est de suivre la Petite rivière Cap-Chat (un affluent de la rive sud-est de la rivière Cap-Chat) et de remonter par la coulée du lac Windsor. La montée vers un ancien chemin de la Petite rivière Cap-Chat est magnifique. Cette rivière nous réservera quelques surprises en raison de son dynamisme (chemin sectionné par le mouvement du lit de la rivière et glissements de terrain). Je manquerai une courbe et nous ferai suivre le ruisseau des Adolphes, une montée plus abrupte que la coulée du lac Windsor. Comme notre curiosité pour le lac Windsor est grande, nous descendrons une bonne partie de la coulée du même nom plutôt que de manquer un point de vue.

À l’approche de la limite du Parc de la Gaspésie, après quelques tentatives d’exploration de sentiers en dehors de la route de vtt, il est clair que le lac Windsor ne peut être atteint en vélo, et ce bien que nous sommes à moins de 2 km d’approche. Il est dépassé 18h et nous décidons de passer la nuit près d’un camp de chasse avec une vue impressionnante sur les montagnes.

La vue sur les montagnes est superbe (elle nous donna même un point de vue unique sur le Logan) et le demeurera jusqu’à ce que nous leur tournions le dos en fin d’après-midi, sur la route de la rivière Cap-Chat, direction nord, pour le retour à l’auto. Nous reprenons la route de VTT qui nous apparaît rapidement peu utilisée à abandonnée; les ponts n’existent plus et nous traversons à gué à plusieurs reprises. Nous remplissons nos bouteilles dans le ruisseau Ouellet, qui prend sa source en altitude et donne le nom au Bol à Ouellet, connu des amateurs de glisse. Les côtes de ce secteur longeant la Réserve écologique Fernald sont abruptes. Nous croisons le sentier que nous avions emprunté cet hiver en ski. Facilement skiable en hiver, cette portion du sentier au pied des monts Collins et Coleman s’avère difficile en vélo. Elle est une répétition de trous boueux piétinés par les orignaux et de foin long dans une superbe érablière.  Après quelques heures d’une avancée lente sous un soleil de plomb en compagnie de frappe- à -bord, l’érablière devient commerciale et le sentier lui devient route de gravier avec un dénivelé négatif.  Une agréable baignade dans la Cap-Chat agrémenta le long retour de 28 kilomètres sur le chemin de la rivière.

03Juil/18

ÉQUIPEMENT: Une bonne chaussure de vélo polyvalente – Shimano MT7

Après plus de 10 ans de bons et loyaux services, je devais remplacer mes chaussures de vélo Specialized. Je ne voulais pas d’une chaussure de performance mais une qui me permettrait d’être confortable lors de mes sorties de bikepacking, de gravel bike et de montagne tranquille. Il y avait 20 ans que je n’avais pas posé le pied dans un soulier Shimano. Je chaussais du 42 depuis toujours mais depuis quelques années, il arrive que je doive monter dans du 43. Essai du Shimano MT7 dans le 42? Beaucoup trop serré! Le MT7 dans le 43? Un peu grand!!! Et avec une fausse semelle supplémentaire? PARFAIT! J’adore le système BOA; l’ajustement est exactement comme on le veut à tous moments. Ils se nettoient bien.

Et confortable en marchant? Très!! La semelle accroche bien le sol inégal. Le plus surprenant? Ils sont parfaits avec des pédales plates MÊME en laissant les cales SPD. Je les utilise pour mes voyages de bikepacking, pas clippés. La gomme a juste la bonne densité. Ils dépassent et de loin les souliers de marche en montagne que j’utilisais depuis 2017. Les Shimano MT7, recommandés!!

27Juin/18

Bikepacking: Un tour des tours des monts Notre-Dame (Bas St-Laurent)

Texte et photos: Chantal Quintin

La montagne Saint-Pierre et le mont Val d’Irène sont reconnus pour la glisse, mais qu’en est-il pour le bikepaking ?  Une balade en ski de fond hors piste sur la montagne Saint-Pierre et une journée de glisse en alpin sur le mont Val d’Irène cet hiver m’ont permis de constater qu’il y a une quantité phénoménale de chemins signifiant un fort potentiel pour le bikepacking 🙂.  Ainsi avec une longue fin de semaine de congé devant nous, nous envisagions Guy et moi d’explorer ce secteur.

La préparation est de mise. Devant l’ordinateur, je tente de faire une boucle reliant des segments de chemin qui pourraient être empruntés par nos vélos. Le point de départ et de retour est le village de La Rédemption. Une boucle totalisant près de 70 km pour deux jours, en passant par la Montagne Saint-Pierre (la tour d’observation Val-Marie, 906m), Val d’Irène (la tour d’observation, 686 m), le mont météo (le radar météo, 700 m). Le tout me semble réaliste. J’ai même quelques extras au cas où (la montagne Pierre-Brochu, ce qui ne fut pas une très bonne idée finalement !!!).

Nous débutons notre première journée sachant que nous avons un dénivelé positif d’environ 500 m qui nous attend sur les 7 premiers kilomètres. Un coup de pédale à la fois, on croise deux charmants messieurs en VTT qui nous trouvent un peu fous et on pousse le vélo dans la fameuse côte à Boudreau. Le paysage s’ouvre de plus en plus autour de nous au fur et à mesure que nous gravissons la montagne. Les efforts sont récompensés devant l’immensité des éoliennes qui nous entoure et la vue au sommet de la tour Val Marie. Nous voyons au loin Val d’Irène, notre prochain objectif de la journée. Une belle descente sur des chemins forestiers nous permet de récupérer de notre ascension. Nous arrivons au pied de la montagne pour notre seconde ascension de la journée. Le sentier est étroit traversant une érablière. C’est magnifique et ça nous donne de l’énergie pour atteindre notre 2e sommet de la journée.

La deuxième journée, beaucoup moins importante en dénivelé positif que la première (bien que nous avons eu quelques petites surprises de montées), fut riche en découvertes. Le radar météo, le lac Saint-Pierre, la chute du lac Alfred sont mes coups de cœur.
Suite à nos deux journées, je constate que la montagne Saint-Pierre n’est pas seulement un joyau pour le ski de fond hors piste, mais aussi pour le bikepacking. Avec la grande diversité de chemins que nous avons empruntés (forestiers, rang, vtt) et les paysages que nous avons croisés, ce secteur est magnifique à parcourir…. pour ceux et celles qui aiment les ascensions!

Merci à Chantal pour la création à l’aide de notre nouveau fond de carte Trakmaps d’un autre parcours très amusant! Il y a de belles sections de piste de VTT ou le plaisir de rouler à vélo de montagne est très présent.

Guy

Fichier GPX pour votre GPS

NOTE: Utilisez ce tracé en toute responsabilité; il emprunte par moment des sentiers de VTT officiels où les vélos ne sont peut-être pas bienvenus.