Il y a des histoires qu’on préférerait ne pas avoir à raconter… mais qui méritent de l’être. Pendant la période où l’approvisionnement en vélos était compliqué, j’ai décidé de me tourner vers Garneau, une marque d’ici, issue du très connu Louis Garneau. J’en avais vendu jadis, toujours satisfait de la qualité et du service.
Tout allait bien — jusqu’à la faillite de Garneau en octobre 2024, malgré son rachat par Lolé. À partir de là, plus personne au bout du fil.
En 2024, j’avais vendu un Garneau E-Espace 3 à une cliente exceptionnelle. Un vélo d’un peu plus de 2 000 $. Au printemps suivant, la batterie refusait obstinément de se réveiller. Chargée correctement, mais sans réponse : le BMS, l’intelligence de la batterie, avait rendu l’âme. Service Garneau? Silence radio. Pour ne pas laisser ma cliente à pied, je lui ai prêté un vélo neuf équivalent. Pendant ce temps, je cherchais désespérément une solution.
Un réparateur à Québec a finalement accepté d’examiner la batterie. Diagnostic : changer le BMS. Mais au moment de la réparation, les cellules étaient mortes. Refaire la batterie coûterait 700 $. Ouch.
Quelques semaines plus tard, nouveau coup dur : les cellules de remplacement ne seraient pas disponibles avant 2026. Autant dire : fin de la route.
Ma seule option, en tant que commerçant responsable, a été d’échanger le vélo défectueux contre celui que j’avais prêté. Résultat : une perte de 2 400 $. Une grosse bouchée à avaler.
En près de vingt ans comme propriétaire de magasin, j’en ai vu d’autres. J’ai souvent absorbé des coûts pour protéger mes clients, mais rarement à ce niveau.
Je ne ferai pas faillite, non. Mais disons que cette histoire m’a rappelé qu’un bon service après-vente… ça n’a pas de prix.



